Premier novembre, jour de la fête de tous les saints
dont les noms ne sont pas au calendrier. Un jour sans doute, on
vous fêtera ce jour là. Car il y a plein de saints
qui ne sont ni canonisés par l'Eglise, ni dans les calendriers.
Le lendemain est un jour plus familial puisqu'on prie pour les
défunts de la famille. Notre famille humaine bien évidemment,
mais aussi notre famille paroissiale
.On prie pour nos défunts,
pour les défunts. Et tout particulièrement pour
les défunts pour lesquels personne ne prie.
Cette prière pour les défunts est importante, non
pas pour influencer Dieu qui devrait se montrer plus miséricordieux
à cause de nos prières
et accueillir dans
son Royaume de paix et de joie ceux pour qui nous prions
Elle est importante parce que nous faisons tous partie de ce qu'on
appelle la " communion des saints." " Je crois
à la communion des saints " disons nous dans la profession
de foi proclamée à la messe dominicale.
Tous, vivants ou défunts, nous sommes de la même
famille, la famille de ceux qui sont appelés par le Seigneur
à devenir saints. Et dans une famille, (normalement) on
s'aime, on se soutient, on s'entraide
Il en est de même
(ou il devrait en être de même) entre chrétiens.
On devrait s'aimer, se soutenir, s'entraider
Alors plutôt que de prier pour les défunts, je préfère
que l'on dise prier avec les défunts. Car leur premier
"travail" dans la "maison du Père",
c'est justement de prier, de chanter les louanges du Seigneur
d'intercéder pour nous auprès de lui.
Et puis, prier avec nos défunts, prier avec confiance,
n'est-ce pas déjà affirmer ce qui est le centre
de notre foi : la résurrection du Christ, prémices
de la nôtre et notre espérance de les retrouver un
jour ?