C'est
une coutume louable de souhaiter une bonne année à
ceux que nous connaissons : aux membres de notre famille, à
nos voisins, nos relations de travail, de loisirs.
Mais
pensons-nous aussi à ceux qui sont dans la peine, le deuil,
le chômage, la maladie, à celles et ceux qui viennent
de vivre un échec, une séparation... Pensons-nous
aussi à nos frères chrétiens, aux membres de
notre communauté, notre seconde famille?
Une
bonne année, c'est sans doute une année qui n'aura
pas trop d'accrocs, pas de mauvaises surprises, pas de grande peine.
Mais
ce peut être aussi une année qui nous permette, à
nous chrétiens, de grandir dans la foi et dans l'espérance
et surtout dans la charité. une année où nous
allons pouvoir, en groupe, en équipe, dans notre communauté
chrétienne locale, discerner ensemble les signes des temps
et les appels que le Seigneur ne cesse de nous envoyer. Le Concile
Vatican II, tout jeune de 40 ans, nous invite à regarder
notre temps, notre vie, celle de nos frères, pour y découvrir
comment naît et grandit le Royaume. Car c'est aujourd'hui
qu'il naît et grandit.
L'avenir de l'Église chez nous dépend de chacun de
nous et de nous tous ensemble. En avons-nous conscience?
La beauté et la vérité de nos célébrations
dépendent aussi de chaque chrétien. Beaucoup ont des
dons et ne se proposent pas pour les mettre en oeuvre. Il y a un
sérieux effort à faire pour que chaque chrétien
puisse participer à la célébration. Que celle-ci
soit moins figée, plus dynamique, plus festive et surtout
plus vraie, plus ancrée dans la vie de tous et que chacun,
surtout les plus petits et les plus pauvres, s'y sente bien. Qu'elle
ne soit pas tournée vers hier mais vers demain; qu'elle soit
priante et qu'elle engage chacun à la suite du Christ.
Que cette nouvelle année nous permette de progresser sur
ce chemin, c'est le vu que je forme pour notre communauté
et pour chacun de nous.
Louis
Huet
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