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L'Eglise
de Courcy a le plan traditionnel en forme de croix latine.
La nef, voûtée de bois, est du XIII ème siècle.
Le chevet est droit. Deux chapelles latérales, dont la méridionale
a été refaite à la fin du XVIIIème siècle
forment le transept.
Dans la chapelle nord, de gros piliers sculptés la font communiquer
avec la nef.
Une porte cintrée est surmontée d'une sculpture délicate.
Une série de vitraux du XIXème siècle retrace
la vie de Saint Lô. Le souvenir de Saint Lô veillant
sur le Coutançais est encore présent dans la superbe
rosace du mur ouest.
Dans la nef, côté nord, on peut voir une chaire à
prêcher du XVIIIème siècle.
L'Eglise est ouverte tous les jours de 10h00 à 18h00.
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Appelons-le
Gérard.
Il a trois enfants : "Je les ai fait baptiser : quel avenir y
a-t-il pour eux dans l'Église en pleine mutation.?"
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Dans
une communauté locale : COURCY
C'était
la réunion des chrétiens de cette commune et de l'EAP,
l'autre soir. Il y avait là, dans l'église, les habitués.
Cependant il y avait du neuf: de nouveaux habitants sont venus à
la réunion pour voir et pour faire connaissance. Il y avait
Gérard et une jeune maman que nous appelons Édith.
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Les
habitués disaient leurs regrets du temps passé, mais
cependant récent où la commune était une paroisse
à elle toute seule. C'était le bon temps !... Avec
ses problèmes aussi ! Cependant tous reconnaissent que c'est
un temps qui ne reviendra plus et qu'il faut tourner la page. Il
faut apprendre à vivre en chrétiens autrement. C'étaient
les curés qui faisait tout "et nous suivions".
Maintenant c'est à nous baptisés de décider
ce que nous voulons faire de notre vie chrétienne
et il dépend de nous qu'il y ait quelque chose de vivant
dans notre commune, au niveau de l'église. Et la conversation
tournait bon train autour de ces questions-là.
C'est alors que Gérard dit : "Mes enfants sont baptisés,
je suis un jeune papa et je me demande ce qu'ils vont devenir dans
l'église après leur baptême. C'est logique."
il changeait le fil de la discussion, il nous amenait à regarder
l'avenir, et l'avenir ce n'est pas un mot : c'est les enfants, vos
enfants : que deviendront-ils ? Les chrétiens habitués
de la commune ont-ils entendu la question ? Sont-ils prêts
à chercher avec Gérard une réponse à
sa question ?.
Eh bien oui, il faudrait que dans chaque commune les chrétiens
cherchent ensemble comment assurer l'avenir et cela ne pourrait-il
pas commencer par l'éducation des enfants? Ils sont l'avenir
de la famille, de la commune, de l'église. La question sera-t-elle
entendue et quelles réponses différentes chaque commune
pourra-t-elle apporter ?
C'est
à ce moment-là qu'Édith raconte son histoire.
Elle vient d'une autre région de la Manche les chrétiens
ont appris depuis déjà longtemps à vivre ensemble,
à se rassembler de temps en temps à l'église
etc., à vivre sans la présence d'un curé. Elle
disait : au début, tout le monde a fui l'église parce
qu'il n'y avait plus de messe régulièrement. La mentalité,
c'est que partout il doit y avoir un curé qui dit ce qu'il
faut faire. Il a fallu du temps pour que les mentalités changent.
Et maintenant les gens reviennent et apprennent à faire par
eux-mêmes. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de problème
mais cela va beaucoup mieux qu'avant. Il faut le temps que les mentalités
changent, que les gens réalisent qu'il n'y aura plus de curé,
tout simplement parce qu'il n'y en a plus !
Quelle
chance pour cette commune que ces deux nouvelles familles soient
arrivées ; elles ont peut-être apporté du "sang
neuf" et donc un peu d'espérance. Mais les chrétiens
de cette commune vont-ils entendre la question de Gérard
et de Édith ? Vont-ils se mettre à chercher avec eux
les réponses ?
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