Questions
ouvertes de D à I
DCC
Délégation Catholique pour la Coopération
La DCC (Délégation
Catholique pour la Coopération) est agréée pour
l'envoi des volontaires dans le cadre du décret de 1995 sur le
volontariat civil. Le volontaire signe avec la DCC et le partenaire
local un " accord de volontariat " qui détermine la durée,
le cadre et les conditions d'exercice de sa mission. Dans ce contexte,
les volontaires bénéficient d'une couverture sociale (sécurité
sociale, mutuelle, capital décès, retraite), d'une assurance
rapatriement et d'une assurance responsabilité civile. Leur billet
d'avion aller et retour est pris en charge. Sur place, ils sont nourris,
logés et touchent une indemnité modeste, souvent équivalente
au salaire d'un employé local à même niveau de responsabilité.
Service officiel de l'Episcopat Français pour la coopération,
la DCC est également une association d'envoi de volontaires agréée
par les Pouvoirs Publics (Ministère des Affaires Etrangères).
Au nom de l'Eglise de France, la DCC est donc chargée d'organiser
le départ de personnes dans divers pays du monde dans le cadre
du volontariat civil de solidarité internationale. Comme toute
association, la DCC est administrée par un Conseil d'Administration.
Ce dernier est composé à la fois de représentants
des institutions de l'Eglise de France (les Séminaires, le Secrétariat
de l'Episcopat, les Ordres religieux masculins et féminins, la
Coopération Missionnaire, le Comité Episcopal France Amérique
Latine…) et d'adhérents de l'association, pour la plupart
anciens volontaires, élus par l'Assemblée Générale
annuelle. Le Conseil d'Administration détermine et vérifie
les orientations de l'Association et leur mise en œuvre par l'équipe
salariée de la DCC. Il se réunit 5 fois par an.
Le vice-président du CLONG (Comité de Liaison des ONG
de Volontariat) se félicite que le volontariat apporte une plus-value
aux jeunes qui partent : par exemple, 97% des volontaires interrogés
affirment avoir envie d'exercer leur droit de vote, chiffre d'autant
plus remarquable que les volontaires sont aux trois quarts de jeunes.

DIACONAT
Diaconat aux milles visages
La perspective est
toujours celle d'un visage de serviteur au cour de la vie, dans des
milieux de travail, des associations, dans la famille et le quartier
mais aussi dans la vie d'une communauté paroissiale, en fonction
des possibilités de chacun. Pourtant quelques-uns ont été
appelés à une participation plus repérable à
la vie de l'Église. Il arrive fréquemment que l'on m'interroge
sur le pourquoi de cette diversité dans les lettres de mission
des diacres permanents. Je réponds que le diaconat peut, tout
comme le ministère presbytéral, se vivre de différentes
façons : il n'y a pas si longtemps il y avait en France des milliers
de prêtres professeurs de lycée. Nos anciens ont connu
les curés de campagne qui cultivaient quelques vergées
de terre. Aujourd'hui le ministère des prêtres se transforme
rapidement. Celui des diacres le fera certainement.
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Jacques FIHEY Évêque de Coutances et Avranches à
l'occasion des 20 ans du diaconat dans le diocèse.
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DIVORCÉS
:
Les évêques de France s'expriment
Voici
en quels termes se sont exprimés les évêques de
France en novembre 2002 :
" La vie conjugale et familiale peut connaître des difficultés,
voire des crises. Aujourd'hui beaucoup ne voient pas d'autres solutions
que le divorce trop souvent présenté comme une issue pacifique.
Or est frappé de la rapidité avec laquelle une rupture
est décidée et du peu de moyens de réflexion dont
disposent les personnes confrontées à cette épreuve.
Tout divorce implique des souffrances. Nous ne jugeons pas celles et
ceux qui y ont recours ou qui y sont contraints.
Par fidélité au caractère unique et définitif
de leur mariage, certaines personnes divorcées choisissent de
ne pas se remarier. Nous reconnaissons la grandeur de ce choix conforme
à l'appel de l'Evangile.
D'autres décident de contracter une nouvelle union civile. Certaines
veulent être accompagnées par la prière de l'Eglise
dont elles sont et demeurent membres. Une telle prière ne peut
pas prendre la forme d'une célébration qui présenterait
les signes extérieurs d'un mariage sacramentel.
Par respect de la cohérence entre les deux sacrements de l'Alliance,
l'eucharistie et le mariage, l'Eglise leur propose différents
modes de participation à sa vie ainsi que des moyens d'accompagnement
pour un cheminement spirituel."
Témoignages
Mère de 5 enfants, C. participe à l'animation
des réunions de " Témoins de l'Espoir " réunissant
des personnes divorcées et divorcées-remariées.
" A la messe, c'est extraordinaire, dit-elle. Des gens vraiment différents
se détachent de leur quotidien pour prier ensemble "
Une personne divorcée : " J'étais au fond du fond. Sans
arrêt, j'ai parlé au Seigneur des choses les plus intimes,
les plus blessées. J'étais très en colère
et lui disais : Je vais te lâcher, je ne prie plus. Regarde dans
quel état tu me mets !
Je ne savais plus rien dire. Pendant très longtemps, j'ai prié
sans rien dire. Cette marche avec le Seigneur, au fond du fond, presque
pas à pas, me fait réellement croire à cet amour
infini que Dieu a pour l'homme.
Je crois que l'échec permet de toucher sa fragilité. Peu
à peu, j'ai complètement abandonné ce désir
trompeur de fabriquer, de posséder ma vie.
Croire ? c'est toujours espérer, espérer en l'autre. Avec
Dieu, faire confiance."
Divorcés
remariés
Mgr François
Garnier, archevêque de Cambrai, publie des orientations diocésaines
pour l'accueil " des personnes divorcées qui, à l'occasion
de leur remariage civil, demandent quelque chose à l'Eglise ".
Le document insiste sur la nécessité de " respecter le
nouveau projet du couple, d'entendre la demande, même ambiguë,
qu'il adresse à l'Eglise. " Il s'agit encore de discerner - en
n'oubliant pas qu'il y a déjà eu célébration
du sacrement de mariage - qu'il y a un passé conjugal et familial,
et que d'autres personnes divorcées font le choix de ne pas se
remarier pour rester fidèle à leur premier conjoint. "
Ceux qui donnent ce témoignage étonnant, rappelle le texte,
sont plus nombreux que nous le pensons. "
Il s'agit ensuite de proposer un temps de prière en évitant
" toute ambiguïté avec le rituel du sacrement de mariage.
" Ainsi le document met en garde contre l'utilisation de termes comme
" célébration ", " échange de consentements " ou
" bénédiction nuptiale ", et souligne la nécessité
d'envisager ce temps de prière ailleurs que dans l'église
paroissiale, " longtemps après " le remariage civil, et " avec
un accompagnement " pour le préparer.
Enfin, le document insiste sur la manière de " donner suite "
en proposant une place dans la communauté aux nombreuses personnes
divorcées remariées. Lors de la messe, un certain nombre
d'entre elles comprennent profondément pourquoi l'Eglise catholique
leur demande de ne pas communier du fait même de leur remariage.
Ce fait, rappelle le document, peut inviter ceux qui communient peut-être
trop facilement à " s'interroger sur le sens de leur démarche.
" Et s'il arrive que ces personnes viennent communier, le célébrant
a pour tâche de " leur expliquer fraternellement, dès que
possible, le sens et les enjeux de la position de l'Eglise et de les
inviter modestement à se poser en conscience un certain nombre
de questions. "

ECOLOGIE
Ecologie
et spiritualités
Réunis deux jours au Mont-Saint-Michel les 2 et 3 avril 2003,
des représentants des religions catholique, protestante, orthodoxe,
juive, musulmane, bouddhiste et même un chaman péruvien
ont confronté leurs visions du rôle de l'homme face à
la nature. Le WWF (World Wild Fund for Nature fondé en 1961 -
5 millions d'adhérents dont 100.000 en France), à l'origine
de cette rencontre, voudrait faire des alliés de ces leaders
spirituels. " Les traditions spirituelles sont des alliées :
tous les courants incluent à leur façon des préceptes
de respect de la nature ", dit Daniel Richard, président de la
branche française de l'organisation. " La doctrine catholique
porte en elle le ferment d'une écologie active, affirme le père
Pascal Roux, enseignant en théologie à l'Institut Catholique
de Paris, même si, reconnaît-il, la prise de conscience
de l'Eglise catholique française a été tardive
". Les choses sont en train de changer : en est un signe la création
de l'atelier " Environnement et nouveaux modes de vie ", auquel il contribue
et qui est présidé par Mgr Stenger, évêque
de Troyes.
La responsabilité des religions
L'environnement ne cesse de se dégrader : Jean-Marie Pelt, chrétien
et homme de science, insiste sur la responsabilité des religions.
" Une rencontre comme celle du Mont Saint-Michel a une dimension prophétique
…
La planète souffre. Si l'on ne fait rien pour y remédier,
on court à la catastrophe …
On connaît les limites de l'écologie politique. Pour conjurer
les désastres imminents qui nous menacent, il faut s'adresser
à l'homme dans ce qu'il a de plus profond : ses convictions religieuses.
Les grandes religions se doivent de renouer avec leurs traditions et
de parler d'une même voix.
Les catholiques sont plus long à se mettre à l'écologie
que les musulmans, les orthodoxes, les protestants … Dans la
tradition d'Israël, Dieu est premier et tout est ordonné
au service de sa gloire y compris la gestion de la terre. Cette attitude
sera longtemps présente dans la tradition chrétienne (Bernard
de Clairvaux, François d'Assise …) mais un grand tournant
intervient au XVIIè siècle avec Pascal puis Descartes
… Une nouvelle approche de la nature, rabaissée à
l'état d'objet, va sous-tendre son exploitation et mener peu
à peu au productivisme acharné et au matérialisme
absolu …
Dieu est présent dans toutes les situations de la vie …
mais il est aussi présent dans la nature par les dons qu'il nous
faits et qui nous révèlent sa présence ineffable.
La nature me mène à la contemplation. Je suis inquiet
quand je vois mes contemporains remplacer la nature par la technologie
et Dieu par eux-mêmes. "
Charte de l'environnement
Le conseil des ministres
a adopté, le 25 juin 2003, la Charte de l'environnement, qui
consacre l'entrée de l'écologie dans la Constitution française
par une série de droits et de devoirs à respecter à
l'égard de la nature. Les droits de l'environnement voisineront
donc avec la Déclaration des droits de l'homme de 1789 et les
droits économiques et sociaux de 1946. Le texte sera examiné
au cours de la session d'automne puis soumis, comme il se doit en cas
de modification de la Constitution soit à un référendum
populaire, soit à un vote du Congrès (sénateurs
et députés réunis).
Le projet de loi déclare en préambule que " l'environnement
est le patrimoine commun des êtres humains " et que sa préservation
" doit être recherchée au même titre que celle
des autres intérêts fondamentaux de la nation. "

EGLISE
L'Eglise est ma
famille
P., né à
Granville, 31 ans, marié, 3 enfants, musicologue, après
un poste d'animateur en pastorale scolaire est actuellement engagé
au service de l'Eglise de France, comme coordinateur de la pastorale
des jeunes.
Cet engagement lui semble naturel … Depuis son enfance, il a
été engagé dans différents lieux d'Eglise
(action catholique de l'enfance, louveteau, service missionnaire des
jeunes, vie paroissiale, JMJ … " J'ai eu la chance de connaître
une grande diversité de visages d'Eglise. Cette Eglise-là
est vraiment ma famille. C'est très important qu'il puisse y
avoir plusieurs sensibilités dans l'Eglise. … J'ai eu
la chance de rencontrer des chrétiens engagés qui m'ont
donné une image vivante et pas coincée de la foi et de
l'Eglise.
… Et puis j'ai rencontré ma femme, qui ne baignait pas
comme moi dans un milieu catho. Au fur et à mesure la dimension
chrétienne a pris de l'importance dans notre relation. Et nous
sommes comblés par les enfants.
Quand on se trouve mêlé au fonctionnement de l'institution
…, il y a des illusions qui tombent. Tout n'est pas toujours
très évangélique ! On se demande comment des gens
de sensibilités, de cultures très différentes peuvent
se retrouver ensemble dans une même foi. L'Eglise, c'est quand
même un miracle permanent ! … Cette Eglise continue à
me dérouter. Malgré leurs différences, les chrétiens
" rament " tous dans le même sens. L'unité progresse entre
les mouvements de jeunes dans l'Eglise de France : sans doute parce
qu'il n'y a plus de clivages idéologiques chez les jeunes. "
ENGAGEMENT
CIVIQUE DES JEUNES
" Envie d'agir "
Pour dynamiser l'engagement des jeunes dans les associations culturelles,
sportives, sociales, politiques ., Luc Ferry a lancé l'opération
" Envie d'agir " (12 mars 2003).
Ils sont déjà nombreux, petits et grands adolescents,
à s'investir d'une manière ou d'une autre.
A 13 ans, Aline est membre du Conseil des jeunes de Coutances
où elle participe, avec d'autres représentants âgés
de 9 à 20 ans et plus, à la vie de sa ville, mène
des actions concrètes et transmet à la municipalité
ses avis par l'intermédiaire de l'animateur du Conseil. Elle
a décidé seule de tenter cette aventure. Ses parents,
ravis, n'ont pu que dire oui. |
| Conseil
des Jeunes de COUTANCES |
|
Un
Conseil d'Enfants et/ou de Jeunes, c'est quoi ?
Un Conseil de Jeunes, c'est en quelque sorte un " Conseil
Municipal de la Jeunesse " et ceux qui acceptent d'y participer
|
 |
| prennent
l'engagement d'être les représentants actifs des jeunes
de leur établissement scolaire ou de leur quartier. Cette
" assemblée " discute, étudie et met en place dans
la mesure du possible des projets collectifs qui leur semblent correspondre
aux attentes des jeunes. C'est aussi une structure d'écoute
et de dialogue entre les jeunes et les élus, chacun pouvant
avancer des propositions et se faire aider pour les réaliser. |
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Etre
membre d'un Conseil d'enfants et/ou de jeunes c'est :
- accepter d'être porte-parole des jeunes auprès
des élus
- s'engager au service des jeunes dans le but d'améliorer
localement leur qualité de vie et leur environnement
- vivre une expérience civique active et enrichissante
Le Conseil des Jeunes de Coutances est né en 1987,
quelques semaines après la création de l'Office
Municipal de la Jeunesse (devenu aujourd'hui l'Office de la Jeunesse
du Canton de Coutances), d'une volonté politique d'associer
les jeunes à la réflexion, et à l'animation
d'actions municipales en faveur de la jeunesse.
Les jeunes conseillers, au nombre d'une trentaine, sont élus
dans les écoles primaires (CM1-CM2), collèges et
lycées de Coutances pour représenter la jeunesse
scolarisée, et cooptés auprès du GRETA, de
la PAIO, et du Foyer de Jeunes Travailleurs pour la jeune au travail
ou en formation professionnelle - 5 places supplémentaires
sont réservées aux "candidats libres".
Les réunions plénières ont lieu une fois
par trimestre autour du maire ou de son adjoint dans la salle
du Conseil Municipal
Des réunions par "groupes de travail" (constitués
en début d'année) sont organisées tout au
long de l'année en fonction de l'importance des projets.
Des jeunes extérieurs au Conseil peuvent participer à
la réflexion et l'animation des projets, afin que ce dernier
ne vive pas en "vase clos".
AU COURS DE L'ANNÉE DERNIÈRE, LE CONSEIL DES JEUNES
A RÉALISÉ, OU A PARTICIPÉ À L'ORGANISATION
:
- d'opérations de solidarité : Téléthon,
collecte de la Banque alimentaire
- de soirées disco sans alcool pour les jeunes de 14 à
18 ans
- d'une boum pour les enfants
- d'une kermesse dont la recette a été donnée
à l'association Ecoliers du Monde
- d'un Tremplin Musical pour faire mieux connaître les groupes
de jeunes musiciens
- d'un rassemblement départemental des Conseils d'Enfants
et de Jeunes à Blainville-sur- Mer
- d'un Forum de la Jeunesse sur la communication Jeunes-Adultes
- d'une collecte de bouchons au profit des personnes handicapées
- d'un concours d'affiches sur le thème : Respectons les
handicapés
- d'un journal "Pocket-Mome" pour les juniors
- de cérémonies officielles aux côtés
des personnalités locales : fête des mères,
commémoration du 6 juin 44, 11 novembre, .
Les actions du Conseil des Jeunes sont avant tout collectives,
c'est à dire qu'elles s'adressent à tous les jeunes
qui vivent sur Coutances. Ceux-ci sont invités à
y prendre part activement : transmettre des idées, participer
à l'organisation de telle ou telle manifestation, aider
à mieux communiquer.
Pour tout contact ou renseignement complémentaire
on peut s'adresser à :
Vincent GALLAIS ; Office de la Jeunesse. Hôtel de Ville.
50200 COUTANCES
Tél : 02 33 76 55 77. E-mail : omj.cdj.coutances@wanadoo.fr
N.B. Vincent GALLAIS anime également l'orchestre jeune
" Alleluia ".

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EPARGNE
SOLIDAIRE
Point de rencontre entre l'économique et le social
L'épargne
solidaire permet aux épargnants d'être de véritables
investisseurs pour financer des entreprises d'insertion, des réhabilitations
de logements, des microcrédits dans les pays du Sud. Car l'épargnant
solidaire ne renonce pas à son capital, il le met à la
disposition d'initiatives à caractère social, acceptant
simplement de renoncer, partiellement ou totalement, aux revenus, aux
plus-values qu'il pourrait espérer d'autres types de placements.
Cet investissement est un partenariat avec les plus démunis,
une marque de confiance qui les encourage au meilleur d'eux-mêmes.
Preuve en est le très faible taux d'incidents de remboursement
et le taux de réussite des créations d'entreprises ainsi
financées, bien au-dessus de la moyenne nationale. Son potentiel
est grand car de nouvelles dispositions fiscales lui sont favorables,
notamment dans le domaine de l'épargne salariale. Ce qui devrait
attirer de nouveaux souscripteurs. A condition de faire connaître
davantage cette forme d'épargne.
L'association
Finansol
C'est le but que
poursuit l'association Finansol, collectif réunissant tous les
acteurs du secteur, en se dotant d'un nouvel instrument, le baromètre
de l'épargne solidaire dont les premiers résultats seront
rendus publics annuellement.
" En choisissant l'épargne solidaire, explique Finansol, les
épargnants font délibérément le choix d'une
forme d'épargne souvent moins intéressante d'un strict
point de vue financier parce qu'ils savent qu'elle va avoir une utilité
sociale ".
Habitat et humanisme
Cette association
lyonnaise, qui s'appuie sur l'épargne solidaire, revendique avoir
logé depuis ses débuts, il y a 8 ans, 4.500 familles.
Elle compte 1000 bénévoles, 90 salariés et 2.500
souscripteurs. Son programme : dire non au logement qui sépare,
non à la ségrégation sociale, faire en sorte que
l'acte économique porte une attention aux plus faibles, réconcilier
l'économique et le social, l'humain et l'urbain.
L'argent collecté grâce aux épargnants permet de
construire , d'acheter ou de réhabiliter des appartements au
bénéfice de personnes sans ressources, en rupture d'emploi,
de vie sociale et familiale.
Ce placement bénéficie d'un avantage fiscal important
depuis qu'Habitat et humanisme a reçu un agrément du ministère
de l'économie.

ETHIQUE
Le Comité consultatif d'Ethique a vingt ans d'existence
Sa
création : le
Comité a été créé par un décret
du président de la République, le 23 février 1983.
Aux termes de la loi du 29 juillet 1964, sa mission est de " donner
des avis sur les problèmes éthiques soulevés par
les progrès de la connaissance dans les domaines de la biologie,
de la médecine et de la santé, et de publier des recommandations
dur le sujet ".
Sa
composition : un
président nommé par le président de la République,
et trente membres répartis en trois collèges, le premier
comprenant cinq personnalités appartenant aux principales familles
philosophiques et spirituelles ; le second comprenant dix-neuf personnalités
choisies en raison de leur compétence et leur intérêt
pour les problèmes éthiques ; le troisième comprenant
quinze personnalités du secteur de la recherche.
Son fonctionnement
: organisme
strictement consultatif, le Comité peut être saisi par
les présidents des Assemblées parlementaires, les membres
du gouvernement ou certains établissements publics ou fondations
oeuvrant dans le domaine de la recherche ou de la santé.
Depuis sa création, le Comité a rendu 75 avis dans des
domaines très divers : assistance médicale à la
procréation, génétique, expérimentation
sur l'homme, fin de vie, lien entre éthique et droit, handicap,
sida, toxicomanie .
" Il est nécessaire que le Comité se positionne davantage
au niveau international, dit Jean-François Mattei, généticien
et ministre actuel de la santé, de la famille et des personnes
handicapées. Il y a bien sûr déjà des
rencontres, des discussions. Mais ces relations ne sont pas institutionnalisées
. J'aimerais que les comités d'éthique regroupés
à l'échelle internationale saisissent leur propre gouvernement,
la Commission européenne, voire l'ONU, de recommandations et
d'avis .. Il faut impérativement que l'on arrive à avoir
un comité d'éthique bio-médicale mondial constitué
par l'émanation des comités d'éthique nationaux.
Sans cela, on aura vraiment du mal à faire avancer la réflexion
".
Un lexique catholique pour l'éthique
Publié en forme d'encyclopédie par le Conseil Pontifical
pour la Famille (2003), c'est un gros volume de 867 pages comportant
78 articles et 69 auteurs, scientifiques et universitaires pour l'essentiel.
Il passe en revue les termes ambigus et discutés sur la famille.
Publié seulement en italien il faudra attendre une bonne année
pour que ce " Lexique " soit disponible en français.
EUROPE
Avril 2005 :
A PROPOS DE LA CONSTITUTION EUROPÉENNE
Importance
d'entretenir les valeurs européennes
Les évêques
de la COMECE (commission des conférences épiscopales catholiques
des États membres de l'union Européenne.) soulignent l'importance
d'entretenir les valeurs européennes, et en particulier de les
transmettre entre les gens et les générations, Ils demandent
un dialogue approfondi entre la science et la recherche, et entre la
philosophie et la théologie de manière à déterminer
des valeurs et des objectifs communs. L'emploi inaccessible, l'achèvement
du marché intérieur et des services sociaux, l'harmonisation
de la base des împôts des entreprises et Ia consommation
des combustibles fossiles de l'Europe sont autant d'autres domaines
qui donnent matière à réflexion et ont besoin d'amélioration.
Les chrétiens
invités à prendre leur responsabilité
L'évaluatîon socio-éthique du traité constitutionnel
a démontré que le texte reflète les principes de
l'anthropologie chrétienne. Tous les chrétiens sont donc
invités à prendre leur responsabilité en mettant
en pratique le nouveau traité constitutionnel et en le faisant
fonctionner. Le traité de l'UE restera probablement en vigueur
pendant plusieurs décennies. Cependant vu la dynamique de.l'intégration
européenne, il est possible qu'il fasse l'objet d'une révision.
Lorsque l'occasion d'introduire des réformes constitutionnelles
se présentera, il sera possible de contribuer à l'amélioration
ultérieure du texte,
Septembre 2004 :
Avec
le thème choisi pour leur centenaire, les SEMAINES SOCIALES DE
FRANCE (Lille 23-26 septembre 2004)
ont
pris cette année une dimension européenne :
UNE EUROPE DES PEUPLES, UNE EUROPE DE LA SOLIDARITÉ
"La
présence des chrétiens dans la vie sociale constitue un
véritable témoignage. Par leur façon d'appréhender
et d'analyser les différents phénomènes sociaux
et de proposer des solutions, ils mettent en avant le sens de l'homme
et l'espérance qui leur viennent du Christ, et ils rappellent
la place des valeurs chrétiennes, morales et spirituelles qui
sont à l'origine de leur existence et de leur action."
|
Message
de Jean-Paul II aux participants.
|
Robert
Schuman, " père de l'Europe ",
président du premier Parlement Européen, s'exprimait ainsi
en 1958 :
" Il importe de nous rendre compte que l'Europe ne saurait se limiter
à la longue à une structure purement économique.
Il faut qu'elle devienne aussi une sauvegarde pour tout ce qui fait
la grandeur de notre civilisation chrétienne : dignité
de la personne humaine, liberté et responsabilité de l'initiative
individuelle et collective, épanouissement de toutes les énergies
morales de nos peuples.
Une telle mission culturelle sera le complément indispensable
et l'achèvement d'une Europe qui jusqu'ici a été
basée sur la coopération économique. ''Elle lui
conférera une âme'', un anoblissement spirituel et une
véritable conscience commune. Il ne faut pas que nous ayons de
la future Europe une conception étriquée, se confinant
dans des préoccupations matérielles, si nous voulons qu'elle
résiste à l'assaut des coalitions racistes et aux fanatismes
de tout genre. [.]
L'aide aux pays sous-développés sera ainsi la grande tâche
à laquelle devront s'associer tous ceux qui ont le privilège
d'être en avance sur d'autres. L'humanité de demain sera
ce que nous aurons su en faire. Si nous nous bornions à les équiper
économiquement et militairement, sans leur fournir en même
temps cette armature morale, sans leur donner aussi l'exemple d'un comportement
basé sur des principes spirituels, nous ferions une ouvre, non
seulement vaine, mais dangereuse. Nous les détacherions de leurs
anciennes croyances traditionnelles, sans leur procurer un idéal
nouveau, complément et contrepoids du progrès technique
. [.]
A leur égard, ''nous avons une véritable charge d'âme''.
Nous ne remplirions nullement notre devoir en bornant notre action à
la construction de routes et d'usines, d'écoles et de dispensaires,
si nous leur apportions l'autonomie ou même l'indépendance,
sans leur avoir enseigné l'usage qu'il faut en faire, sans les
avoir mis en garde contre les abus qui peuvent en être faits.
Il faut que l'émancipation s'accompagne d'une éducation
morale autant que technique, sans quoi on risque de voir se produire
de lamentables rechutes dans l'anarchie et dans la barbarie ."
Projet
de Constitution européenne
Le projet de Constitution européenne a été
adopté le 20 juin 2003 au sommet de Thessalonique et remis, par
Valéry Giscard d'Estaing, président de la convention sur
l'avenir de l'Europe, aux dirigeants des 25 Etats membres ou futurs
membres.
Dans le préambule, figure la devise choisie par 80.000 jeunes
: " L'Europe, unie dans sa diversité ".
Dans ce même préambule, l'expression " patrimoine spirituel
", qui avait attiré le reproche de faire fi des racines judéo-chrétiennes
de l'Europe, et plus généralement de méconnaître
la place des religions dans l'espace public, avait provoqué bien
des crispations. La bataille, née en grande partie d'une interprétation
de la laïcité par les autorités françaises
qui ressemblait fort à une dénégation du fait religieux,
a heureusement débouché sur un nouveau compromis accepté
par les différentes parties..
Celui-ci se traduit de la manière suivante : " S'inspirant
des héritages culturels, religieux et humanistes de l'Europe
dont les valeurs, toujours présentes dans son patrimoine, ont
ancré dans la vie de la société sa perception du
rôle central de la personne humaine et de ses droits inviolables
et inaliénables … "
La querelle initiale a eu au moins la vertu de relancer le débat
sur la place des religions dans la vie de la cité. Une observation
attentive des pratiques dans les principaux pays d'Europe montre d'ailleurs
que, derrière l'apparente diversité formelle, juridique,
des situations nationales, se dessine peu à peu une grande proximité
des pratiques.
Situation
de l'Église en Europe
Ce samedi 28 juin 2003, le Pape Jean Paul II a publié
l'Exhortation Apostolique " Ecclesia in Europa ". Ce document, qui traite
de la situation de l'Église en Europe à l'aube du 21ème
siècle, se base sur les discussions entre les évêques
qui ont eu lieu au cours de le seconde Assemblée extraordinaire
de la Synode des Évêques pour l'Europe, du 1 au 23 octobre
1999. Il insiste sur les racines chrétiennes du continent.
L'Exhortation Apostolique s'adresse à tous les Chrétiens
en Europe : les évêques, les prêtres et les laïcs.
Elle invite tous les croyants à témoigner de la source
d'espérance qui vit en eux : Jésus Christ. Le document
commence par une analyse de la situation actuelle en Europe qui, avec
l'élargissement de l'Union Européenne, se trouve elle-même
à un tournant décisif de son histoire. Il fait état
de contradictions au sein de la société : le document
attire l'attention sur les témoins de la foi chrétienne
mais aussi sur l'indifférence face à la religion et l'oubli
de Dieu ; malgré une liberté et une prospérité
individuelles durement gagnées, l'anxiété envers
l'avenir, la " fragmentation de l'existence " (N° 8,2) et
la solidarité déclinante sont présentes.
Selon l'Exhortation, l'Europe n'est pas seulement une zone géographique
mais un concept historique et culturel auquel le " Christianisme
a en effet donné sa forme, y faisant pénétrer certaines
valeurs fondamentales " (N° 108,2). Le document illustre ce
fait par " l'affirmation de la dignité transcendante de la personne,
de la valeur de la raison, de la liberté, de la démocratie,
de l'état de droit et de la distinction entre politique et religion
" (N° 109,2), ainsi que les valeurs de l'Europe moderne elle-même,
" qui a donné au monde l'idéal démocratique
et les droits humains " (N° 108,2). " Europe, n'oublie
pas ton histoire ! "
L'une des caractéristiques essentielles de l'Europe, qui s'exprime
également au travers de l'élargissement de l'Union, est
son ouverture fondamentale : le succès de la réconciliation
et de l'intégration pacifique de l'Europe, atteint à grande
échelle dans l'Union Européenne, pousse l'Europe à
être plus attentive à ses responsabilités face au
monde et à s'impliquer pour la paix, la liberté et la
justice par solidarité avec le plus pauvre. Le document se penche
de manière concrète sur les défis de la mondialisation
: la lutte pour un ordre économique global juste, la contribution
au développement social, économique et politique des zones
défavorisées dans le monde, la promptitude à accepter
les réfugiés et la volonté d'intégrer les
migrants.
Dans la section sur les Institutions européennes, le document
rend hommage aux efforts du processus de l'Intégration européenne.
Il met en exergue le fait que " il est nécessaire que des
chrétiens, convenablement formés et compétents,
soient présents dans les diverses instances et Institutions européennes,
pour concourir, dans le respect des justes dynamismes démocratiques
et à travers une confrontation des propositions, à définir
une convivialité européenne toujours plus respectueuse
de tout homme et de toute femme, et donc conforme au bien commun " (N°
117,2).
Les organisations ecclésiastiques européennes y sont mentionnées
: le Conseil des Conférences Épiscopales Européenne
(CCEE) et la Commission des Épiscopats de la Communauté
Européenne (COMECE), " qui, suivant le processus de consolidation
et d'élargissement de l'Union européenne, favorise l'information
mutuelle et coordonne les initiatives pastorales des Églises
d'Europe concernées " (N°118,2). Dans un appel final
de l'Exhortation, le Pape demande à l'Europe : " Sois toi-même.
Découvre des origines. Avive tes racines ! " (N° 120,3).
Il défie les Chrétiens d'aider à réaliser
le processus d'intégration et de réconciliation au moyen
d'un " dialogue théologique, spirituel, éthique et
social " (N° 119,1).
Dans la même optique, la COMECE a publié, il y a quelques
semaines, le document " Ouvrons nos cœurs " qui est une invitation
à aborder l'Intégration européenne dans une perspective
chrétienne.
FEMME
"Pour
certaines chrétiennes, la journée mondiale de la femme
(samedi 8 mars 2008) aura cette année 24 heures d'avance. Le
vendredi 7 mars, en effet, a lieu la journée mondiale de prière
des femmes (JMP), une initiative oecuménique née dans
le protestantisme américain à la fin du XIXè siècle.
Chaque premier vendredi de mars, elle rassemble des femmes de toutes
confessions désirant promouvoir l'unité des chrétiens,
tout en favorisant la promotion et la dignité des femmes."
Elodie
Maurot
La
Croix du 6 mars 2008

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GUERRE
"
Chacun des morts est un individu irremplaçable
et inestimable, affirme Tzvetan Todorov (historien et philosophe au
CNRS) chéri et aimé par plusieurs autres - dont la vie
sera bouleversée à jamais. Je parle aussi bien de la population
civile que des soldats - ceux-ci étaient des civils quelques
jours ou quelques mois avant de revêtir l'uniforme et sont destinés
à le redevenir. Si l'on peut atteindre le même but par
deux voies : rapidement en tuant ou lentement sans tuer, on devrait
préférer la lenteur. "
" Pendant la guerre, la peur commande tout,
écrit Jacques Duquesne. Une sale bête, la peur. Qui ne
laisse aucune place à la raison. Qui vous tort le ventre alors
que vous ne courez aucun risque vrai. Qui vous abandonne lorsque la
mort vous cerne.
A la guerre, plus rien n'est à sa place avec sa raison d'être
. Les hiérarchies habituelles s'effondrent. D'honnêtes
gens deviennent pillards, voleurs, violeurs, assassins .
La guerre est une jungle . Elle libère ce qu'il y a de plus vil,
de plus sale en l'homme. Disons plutôt chez la plupart des hommes,
car certains, alors, savent faire preuve d'héroïsme, de
générosité, d'intelligence, de courage. Certains
seulement. Pas la majorité".
" Nous devons nous mobiliser théologiquement
et spirituellement contre un certain fondamentalisme dans
lequel nous ne pouvons nous reconnaître, et qui - à mes
yeux - doit être combattu ", a martelé le pasteur Jean-Arnold
de Clermont, qui vient d'être réélu président
de la Fédération Protestante de France et qui, par ailleurs,
a proposé un toilettage de la loi de 1905 sur la séparation
des Eglises et de l'Etat.
" La guerre est la plus mauvaise des solutions ",
a répété Jean-Paul II qui a lancé, comme
un cri du cour, ce témoignage personnel : " J'appartiens à
cette génération qui a vécu la Seconde Guerre mondiale
et a survécu. J'ai le devoir de dire à tous les jeunes,
à ceux plus jeunes que moi, qui n'ont pas eu cette expérience
: jamais plus la guerre ! "
"Seul le Christ peut renouveler les cours et redonner espérance
aux peuples. Dans cette perspective de foi, je désire renouveler
un pressant appel à multiplier l'engagement de la prière
et de la pénitence pour invoquer du Christ le don de la paix.
Sans conversion de cour, il n'y a pas de paix ! "
" Celui qui décide que sont épuisés tous les moyens
pacifiques dont dispose le droit international, prend sur lui une grave
responsabilité devant Dieu, devant sa conscience et devant l'histoire
", a ajouté le porte-parole du Saint-Siège qui poursuit
: " La guerre est toujours un échec pour l'humanité. Maintenant
qu'elle a éclaté, nos pensées vont en premier lieu
vers les victimes innocentes que ce conflit va générer,
ainsi que vers tous ceux qui auront à souffrir de la violence
des combats. "
" Evasion que la prière pour la paix ?
s'interrogent les évêques de Suisse. Se tourner vers Dieu
ne signifie pas abandonner ses responsabilités de citoyen ou
renoncer à une résolution pacifique des problèmes:
il s'agit au contraire de puiser une inspiration dans l'Ecriture sainte
pour agir et pour renforcer cette espérance, envers et contre
tout. Préserver une indispensable lucidité dans ce brouhaha
médiatique présuppose autant la prière que l'action
pour la paix et la justice.
Tous les hommes et toutes les femmes affirmant croire en Dieu ne doivent
en aucun cas utiliser une référence sacrée pour
cautionner une quelconque organisation guerrière ou terroriste.
Les personnes et communautés se réclamant du monothéisme,
mais aussi d'autres religions éprises de paix, doivent aujourd'hui
joindre leurs voix. L'engagement en faveur d'un monde qui recherche
la paix et l'équité entre peuples et cultures doit l'emporter
sur toute autre considération.
Gardons la sérénité du cour et de l'esprit afin
de travailler tous ensemble à des relations empreintes de respect
et de considération, malgré des options et des opinions
différentes ou même opposées.
Ce qui se passe en Irak doit tous nous éveiller à des
réflexions plus globales sur les conflits se développant
dans diverses parties du monde, et nous motiver chaque jour davantage
pour que le spirituel dans nos religions oriente véritablement
la marche des peuples vers une humanité plus solidaire et plus
fraternelle. La paix est à ce prix. "
« Désarmer
la guerre par le débat » "Cette
guerre qui vient de commencer, ''dramatique échec pour l'humanité'',
s'inquiète Paul Malartre, secrétaire général
de l'enseignement catholique, qui craint les conséquences
sur la vie des communautés éducatives. Par ailleurs, dit-il
l'École, et tout particulièrement les établissements
catholiques, se doit d'être aux premières lignes pour construire
ou reconstruire la paix dans les esprits. Plus que jamais il est nécessaire
de laisser la place au débat et à la parole pour désarmer
et condamner la violence, éviter le repli identitaire, faire
que chacun se sente respecté dans ses convictions et reconnaisse
l'autre."
Près des soldats, les aumôniers
Présents sur le champ de bataille et au pays avec les familles,
les aumôniers militaires représentent un soutien psychologique
et un repère moral pour les combattants et pour leurs familles.
Après deux tirs mortels pour les Irakiens, le pasteur Coole,
aumônier du 3e bataillon de parachutistes, rassemble les hommes.
Après avoir fait creuser deux tombes, il invite les soldats à
prier pour les deux Irakiens morts au front. Une courte cérémonie
religieuse pour amener les soldats à prendre conscience que la
guerre n'est pas seulement une froide exécution d'ordres de mission
; les corps allongés là, inertes, étaient des hommes
avant d'être des ennemis.
La présence d'aumôniers sur les champs de bataille permet
donc aux soldats de réfléchir au sens de leur action.
Cette guerre est-elle juste ? Faut-il détester Saddam Hussein
?
Outre la réflexion qu'elle suscite chez les soldats, la présence
d'aumôniers procure un réconfort nécessaire tant
aux militaires qu'à leurs familles. " En Irak, les aumôniers
sont indispensables. Ce sont des gamins qui n'ont jamais combattu. Ils
ont beaucoup de temps pour réfléchir, pour s'inquiéter
pour leur famille et pour déprimer ", explique l'évêque
épiscopalien aux armées, Mgr George Packard.
" Je pense qu'ils prennent conscience du danger auquel ils s'exposent.
Ils cherchent tout à coup des réponses à des questions
qu'ils ne se poseraient pas en temps normal, et les réponses
ne peuvent venir que de Là-haut ", confie David Smith.
Sur les bases militaires, il n'est pas rare que les aumôniers
deviennent des confidents. A Scott, dans l'Illinois, l'aumônier
Bob Wido apporte son soutien aux familles de militaires : " Les familles
sont de plus en plus inquiètes. Au milieu du chaos et de l'incertitude
engendrées par la guerre, nous apportons la foi. Nous faisons
tout pour nous rendre visibles et disponibles dans la base auprès
de ceux qui en ont besoin ".
I.E.S.R.
Institut Européen en Science des Religions
Fruit du rapport Debray de mars 2002 sur l'enseignement
du fait religieux, l'I.E.S.R. a été inauguré le
19 juin 2003 et servira de base à la formation des étudiants.
" Le rôle de l'I.E.S.R. sera d'aider à la formation
et de donner des références aux formateurs", explique
Claude Langlois, historien des religions et directeur de l'I.E.S.R.
Régis Debray, dans son rapport (demandé par Jack Lang),
préconise de ne pas créer une discipline nouvelle mais
plutôt d'approfondir la formation des enseignants dans les différentes
disciplines confrontées au phénomène religieux.
Principaux intéressés : les professeurs d'histoire ou
de lettres. " Mais nous pouvons également nous adresser aux
disciplines scientifiques, dans le cadre des rapports entre science
et religion ", précise Claude Langlois.
Comme l'avait souhaité Régis Debray, l'I.E.S.R. s'appuie
en grande partie sur la section des sciences religieuses de l'Ecole
pratique des hautes études (E.P.H.E.) dont elle fait d'ailleurs
partie.
L'I.E.S.R. intervient à la demande des I.U.F.M. (Instituts universitaires
de formation des maîtres) ou des rectorats dans le cadre de formation.
" A l'I.E.S.R., nous offrirons des formations sur des thèmes
'sensibles' comme la loi de 1905, religion et science, ou encore les
problèmes fondamentaux de l'Islam ", annonce Claude Langlois.

INTERNET
" Internet : un nouveau carrefour
pour l'annonce de l'Évangile "
C'est
ce qu'a affirmé Jean-Paul II dans son message pour la Journée
Mondiale des Communications sociales en mai 2002.
Outil de formation
pour les chrétiens
" L'Église
aborde ce nouveau média avec réalisme et confiance . En
fournissant des informations et en suscitant l'intérêt,
il permet une rencontre initiale avec le message chrétien, en
particulier parmi les jeunes.
Il est important que la communauté chrétienne considère
tous les moyens pratiques d'aider ceux qui ont leur premier contact
à travers Internet à passer du monde virtuel du " cyberspace
" au monde réel de la communauté chrétienne "
" Internet peut également fournir le genre de suivi que requiert
l'évangélisation. En particulier, dans une culture qui
n'apporte pas un grand soutien, la vie chrétienne exige une instruction
et une catéchèse constantes, et cela est sans doute le
domaine dans lequel Internet peut être d'une grande aide. "
Internet ne donne
pas le sens
" Cependant,
certaines questions nécessaires, et même évidentes,
surgissent lorsque l'on utilise Internet dans l'oeuvre d'évangélisation.
L'essence d'Internet est qu'il fournit un flux presque continuel d'informations,
dont la plupart passent en un instant. Dans une culture qui se nourrit
d'éphémère, on peut facilement risquer de croire
que ce sont les faits qui sont importants, et non pas les valeurs. Internet
offre d'importantes connaissances, mais n'enseigne pas de valeurs ;
et lorsque les valeurs sont méprisées, notre humanité
même est diminuée et l'homme perd rapidement de vue sa
dignité transcendante. "
Internet, au service
de qui ?
" De
plus, Internet redéfinit de façon radicale le rapport
psychologique d'une personne au temps et à l'espace. L'attention
est concentrée sur ce qui est tangible, utile, et immédiatement
disponible ; l'encouragement à approfondir la pensée et
la réflexion peuvent manquer. Pourtant, les êtres humains
ont un besoin vital de temps et de calme intérieur pour réfléchir
et examiner la vie et ses mystères, et pour acquérir progressivement
une domination mûre d'eux-mêmes et du monde qui les entoure
".
Le contact humain
reste premier
" Le
fait qu'à travers Internet, les personnes multiplient leurs contacts
de façons jusqu'à présent inconcevables ouvre de
merveilleuses possibilités de diffuser l'Évangile. Mais
il est également vrai que les relations établies de façon
électronique ne peuvent jamais remplacer le contact humain direct,
nécessaire pour une véritable évangélisation.
Car l'évangélisation dépend toujours du témoignage
personnel de celui qui est envoyé pour évangéliser
(cf. Rm 10, 14-15). Comment l'Église passe-t-elle du style de
contact permis par Internet à la communication plus profonde
exigée par la proclamation chrétienne ? Comment développons-nous
les premiers contacts et échanges d'informations que permet Internet
? "
La voix du Christ
sera-t-elle entendue ?
" Internet
fait apparaître des milliards d'images sur des millions d'écrans
d'ordinateurs partout dans le monde. De cette galaxie d'image et de
son, le visage du Christ ressortira-t-il et la voix du Christ sera-t-elle
entendue ? Car ce n'est que lorsque son visage sera contemplé
et sa voix entendue que le monde connaîtra la bonne nouvelle de
notre rédemption. Tel est le but de l'évangélisation.
Et c'est ce qui fera d'Internet un espace véritablement humain,
car s'il n'y a pas de place pour le Christ, il n'y a pas de place pour
l'homme."
