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Questions
ouvertes de A à C
AFRIQUE
Cinéma
: 18è Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou (FESPACO)
Ce festival a lieu
tous les deux ans dans la capitale du Burkina Faso et, en cette année
2003, plus de 250.000 personnes se sont massées, de 8 heures à
minuit, dans les sept salles de cinéma de la ville, pour voir les
films d'Afrique. Plus de 3000 professionnels ont fait le voyage pour des
rencontres formelles et informelles décontractées.
Dans un cinéma d'auteur où seul le réalisateur est
mis en avant, les acteurs africains, sous-payés et insuffisamment
employés, rêvent d'une organisation de la profession, "
d'un cadre juridique et réglementaire pour ne plus être des
laissés-pour-compte. "
Association " Africa
2005 "
Pour que l'image de
l'Afrique ne soit pas limitée à celle du spectacle de misère
et de douleurs qu'elle offre le plus souvent, pour qu'elle devienne un
continent d'affluence et non plus d'influence, plusieurs personnalités
et acteurs de la société civile africaine - mais pas uniquement
- viennent de créer cette association dans le but de faire de 2005
l'année de l'Afrique , au rythme de 53 semaines, 53 pays.
La directrice de l'association est une jeune Sénégalaise,
Aminata Niane, directrice générale de l'A.PI.X. sénégalaise
(Agence de Promotion des Investissements et des grands travaux). Comme
tous les fondateurs de ce mouvement Africa 2005, elle veut faire que l'Afrique
soit connue aussi pour ses succès, pour l'engagement de sa société
civile, sa volonté de faire bouger les choses.
Parmi les initiateurs
français d'Africa 2005, Stéphane Brabant demande si les
Africaines " n'auraient pas le droit, eux aussi, à travailler
et vivre chez eux, au lieu de gaspiller une énergie considérable
à s'expatrier pour espérer une vie meilleure pour eux et
les leurs ".
Tandis que pour Anthony Bouthelier, l'Afrique est dramatiquement délaissée
: " Il n'y a que 1% d'investissements directs en Afrique, si l'on
enlève de ce chiffre le secteur pétrolier, il reste moins
que rien ". Selon lui, les entreprises ont le devoir moral de s'intéresser
à ce continent, car " il y va aussi de l'avenir de l'Europe
". Il n'est pas pour autant naïf et souligne la responsabilité
des dirigeants africains ".
Mais pas question pour autant de se laisser aller au désespoir.
Le Camerounais Mamadou Touré cite volontiers Hegel : " Vouloir
y arriver, c'est déjà faire la moitié du chemin ",
ou Mark Twain : " Comme ils ne savaient pas que c'était impossible,
alors ils l'ont fait ".
Comment changer le regard de l'Occidental sur l'Afrique , et surtout celui
de l'homme d'affaires ? Les promoteurs misent sur Internet avec le site
www.africa2005.com pour faire appel à toutes les bonnes volontés,
faire connaître des projets et les accompagner.
Parmi eux, le très beau projet d'aventures littéraires "
Porte d'Afrique ". A bord d'un voilier qui fait escale dans 12 ports
du continent, de grands écrivains dressent le portrait à
tour de rôle de chacune de ces " portes ", avec l'objectif
d'apporter un autre regard sur ce continent si mal connu. " Il n'y
a pas une Afrique, mais des Afriques ", soulignent les promoteurs
d'Africa 2005.
Planètes
jeunes et Planètes enfants.
Ce projet, né
il y a dix ans, mise sur l'avenir en Afrique, sans impératif de
rentabilité immédiate. Pari insensé ? A première
vue, oui. Pourtant depuis dix ans, la présence de ce bimestriel
fabriqué en France (pour des raisons de coût) porte ses fruits.
Une réussite qui tient beaucoup à l'état d'esprit
du journal : Planète jeunes est d'abord fait par des Africains,
pour des Africains, que ce soit sur le plan de la rédaction, de
la promotion, de l'acheminement, d'abonnement via les écoles ou
de vente au numéro dans des kiosques " artisanaux ".
Dans plusieurs pays, des suppléments nationaux sont publiés
sur des sujets très concrets : " éducation des filles
" ou " défense de l'environnement " dans l'édition
sénégalaise, " citoyenneté-participation "
au Bénin, etc. Les 400 clubs Planète jeunes qui ont
fleuri rassemblent des milliers de jeunes porteurs d'initiatives tous
azimuts. Cela va de la diffusion du journal en gare voyageurs de Ngaoundéré
(club Espoir Camrail, au Cameroun) à l'organisation d'ateliers
de lecture, conte et théâtre (club ASODEL de Bamako au Mali),
en passant par la lutte contre le sida ou la toxicomanie (club des Jeunes
Planétiens de Ouagadougou, au Burkina Faso).
Qui a dit que l'Afrique était un continent perdu ?
SCEAM
Symposium des Conférences Episcopales d'Afrique
et de Madagascar
150 évêques du continent africain se sont réunis à
Dakar pour leur 13ème assemblée plénière,
qui se réunit tous les 3 ans. compte environ 110 120 millions de
baptisés. En 1900, ils étaient quelque 2 millions. L'Eglise
est présente dans 54 pays. Elle compte plus de 450 diocèses
répartis en 37 conférences épiscopales. La majorité
des catholiques est anglophone.
Ce 8 octobre 2003, ils sont venus en pèlerinage sur l'île
de Gorée, " sanctuaire africain de la douleur noire ".
Onze ans après le Pape Jean-Paul II, ils ont imploré le
pardon du ciel pour le " crime énorme " de la traite
des Noirs.
AIMER
Le temps d'aimer
La question n'est pas
neuve : " Est-il encore possible aujourd'hui d'aimer toute une vie
? " Cette question, issue du séisme culturel que l'on connaît,
mérite d'être entendue : elle porte moins sur la fidélité
elle-même, que sur la fidélité dans la durée
Hier le temps était sacré. Les étoiles, fixées
au ciel, habitaient la demeure des dieux et en étaient les signes.
Le temps était liturgique, indiquant le calendrier des rites et
de fêtes
A présent, nous gérons une succession d'instants dont chacun
se veut échapper à la force du passé et au risque
de l'avenir. Nous vivons un temps désarticulé, délesté
de tout héritage et privé de projet, c'est-à-dire
de toute parole qui précède, institue ou engage. Nous désinvestissons
la durée dans l'illusion de mieux contrôler, maîtriser
le temps, en toute souveraineté.
Le temps d'aimer est un autre temps. Il n'est pas celui de l'individu,
comptable solitaire des moments de l'existence, mais celui d'une alliance
qui, pour fonder son existence, interprète la partition de la vie
en se mettant au diapason
Il n'est pas une succession d'instants
vides et insignifiants, mais le renouvellement incessant d'une parole
fondatrice, qui dit et redit que l'autre existe.
Le
relais d'amour (à propos de l'été
2003)
Ce qui m'émerveille et
me fait vaciller chez les " vieux ", c'est leur fragilité
et leur force. Tout commence à se réduire, lentement, sûrement,
inexorablement, l'âge avançant
La vue baisse. L'oreille
se tend pour écouter. Quoique l'alibi de la surdité soit
inestimable pour entendre tout ou presque
en faisant semblant d'être
" sourd dingue " !
Les êtres profondément spirituels vivent chaque journée
comme cadeau de Dieu. D'autres vont plus loin en l'étreignant pour
agir sur lui, certains de le rendre meilleur
Ils plantent des arbres
pour que leurs petits-enfants profitent de leur ombre.
Des milliers sont morts au cours de ce dernier été 2003
! Etre entouré de ses enfants est la joie suprême quand on
passe de la terre au ciel. Mourir seul est terrible. Que des centaines
d'anciens soient retrouvés huit jours après avoir été
quasiment asphyxiés par la canicule, est le péché
mortel de notre civilisation qui ne tolère que le beau, le performant,
le jeune et le muscle ferme
Toi qui me lis, tu vieillis et vieilliras. Puisses-tu t'en souvenir pour
aimer tes anciens. Alors, tu connaîtras la joie d'une présence
aimante et de gestes de tendresse jusqu'au bout de ta route. Tes enfants
s'en souviendront et passeront, à leur tour, le relais d'amour.
Guy Gilbert, prêtre
éducateur.
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Sans
l'amour, à quoi bon exister ?
«Oui,
sans l'amour, à quoi bon exister ? Pourquoi vivre encore
? Avec quel but ? C'est là qu'est le sens de notre vie
: être aimés pour toujours dans l'éternité,
pour que, à notre tour, nous allions jusqu'à mourir
d'aimer. Sans l'amour à quoi bon exister ? Oui, heureux
qui meurt d'aimer.» Frère
Roger, assassiné à Taizé le 21 août
2005

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ARGENT
Eglise et Argent
Une
étude d'opinion auprès d'un échantillon représentatif
de 800 personnes et rendue publique le 4 avril 2003 par le Comité
permanent pour les affaires économiques de la Conférence
des évêques de France, avait pour objectif de mieux connaître
l'opinion des Français sur la situation matérielle de l'Église
catholique en France. Elle était destinée en premier lieu
aux économes diocésains, en charge de la gestion des diocèses.
Elle indique une perception positive du rôle de l'Église
dans l'aide aux plus démunis et dans la création du lien
social. Elle souligne l'importance d'une meilleure communication auprès
du public afin de favoriser la compréhension des enjeux matériels
qui concernent l'Église en France aujourd'hui.
À l'occasion de la publication de cette étude d'opinion,
on peut rappeler que les finances et les comptes de l'Église catholique
en France sont gérés de manière décentralisée
et autonome par chacun des 95 diocèses. Si les situations varient
d'un diocèse à l'autre, des constantes se retrouvent dans
la grande majorité des cas :
En France, l'Eglise catholique ne reçoit pas de subvention de l'État
ou des collectivités locales (à l'exception des diocèses
dits "concordataires" de Strasbourg et Metz).
Les charges des diocèses ont tendance à progresser en raison
du poids croissant des salaires et des cotisations sociales, et du coût
d'entretien des bâtiments.
Les prêtres et les évêques perçoivent un traitement
compris entre 747 et 945 euros net mensuel. À leurs côtés,
de plus en plus de laïcs, bénévoles et salariés,
apportent leurs compétences au service de l'Église. Les
salaires sont compris entre le SMIC et 1450 euros net mensuel pour un
temps plein.
Les bâtiments (églises, cathédrales), construits avant
1905, appartiennent aux collectivités locales et à l'État.
Les diocèses sont propriétaires des bâtiments construits
depuis 1905.
Les ressources des diocèses proviennent toutes de la générosité
du public. La collecte annuelle du Denier de l'Église assure 30
% des ressources.
Les dons ne progressent pas suffisamment pour couvrir l'accroissement
des charges, mettant une grande majorité des diocèses dans
une situation de fragilité matérielle.
L'argent
avant l'argent
Dès l'origine, ce métal a été précieux
aux yeux des hommes. Découvert avant l'or et le cuivre, il leur
a été longtemps considéré comme supérieur
par sa rareté, sa brillance blanche très pure et son inaltérabilité.
Dès la première dynastie égyptienne, vers 3500 avant
JC, il devient la première monnaie. La première pièce
d'or n'apparaîtra en France, à côté des pièces
d'argent, qu'au XIVè siècle. Et l'argent ne verra sa valeur
vraiment baisser, face à son concurrent doré, qu'à
partir du XVIIè siècle. C'est au XIXè siècle
que le métal qui a donné son nom à toute transaction
et à toute richesse servira surtout à d'autres usages non
monétaires : bijouterie, orfèvrerie et ensuite, dans l'industrie,
notamment dans la photographie, l'automobile et l'aéronautique.
L'argent a fait naître l'écriture
C'est pour garder des traces de leurs transactions financières
que les hommes ont commencé à graver, écrire et peindre
des caractères. " La naissance de l'écriture en Mésopotamie,
explique Jean-Claude Trichet, il y a six mille ans, est directement issue
de la comptabilité des administrateurs sumériens ".
Il relève qu'aux origines, la valeur de l'argent est exprimée
en têtes de bétail : "Le latin pecunia vient
de pecus (troupeau), de même que le mot roupie vient du sanskrit
rupa, c'est-à-dire bétail. "
Les billets allègent les fonds de poche
On attribue l'invention du papier-monnaie aux Chinois qui, dès
le Xè siècle, font échange de reçus rédigés
à la main. Au vrai, dès que les hommes ont su écrire
et qu'ils ont eu à manier des pièces de monnaie, ils ont
substitué à celles-ci des écrits, des billets, des
promesses, des ordres.
L'argent, une valeur qui peut à tout moment nous
submerger
"S'il n'y a pas dans l'humanité, écrit Jean Boissonnat,
une masse critique suffisante de personnes et de groupes qui se réfèrent
à d'autres valeurs, cette valeur-là peut à tout moment
nous submerger. Le totalitarisme de l'argent est d'autant plus insidieux
qu'il s'insinue dans les comportements les plus quotidiens de tous
Et pourtant, c'est aussi une des sources d'énergie les plus efficaces
pour changer le monde. Ce serait plus simple si ce ne pouvait être
que le bien ou le mal. Mais, alors, serions-nous libres ? "
Voir aussi SEL et TROC
Citation de Raymond Devos
" Mais pourquoi courent-ils si vite ?
Pour gagner du temps !
Comme le temps, c'est de l'argent, plus ils courent vite, plus ils en
gagnent ! "
La livre sterling vient de loin
Son origine se perd dans la nuit des temps. Unité de poids, la
livre a très tôt servi de mesure monétaire. Charlemagne
décida que 240 pièces d'un denier (de denarius, monnaie
romaine du temps où les Romains étaient les maîtres
de toute l'Europe, y compris la Grande-Bretagne) feraient une livre. Mais
ce n'est qu'au XIIIè siècle que la livre devient une monnaie
à part entière, dont le nom est utilisé dans de nombreux
pays.
Quant à sterling, c'est un mot dont l'origine a plusieurs
sources possibles : pour certains, il vient de star (étoile
en anglais) ; d'autres se réfèrent à easterlings,
les agents de change qui ont contribué à l'utilisation de
cette monnaie ; d'autres encore évoquent un dérivé
du vieil anglais stiere, venant lui-même
du mot germanique ster, qui signifie fort, stable, illustrant le
fait que la monnaie, alors en argent et utilisée dès le
Moyen-Age dans toute l'Europe, était solide
| La
confiance des pauvres du Sud |
| Tous
les sondages montrent que les pauvres du Sud ont plus confiance dans
l'avenir que les riches du Nord
Cela ramène à
la phrase de Bernanos : " Bienheureux les pauvres ! Parce que,
dans un monde rassasié, ils ne perdent pas l'espérance.
" Geneviève Anthonioz de Gaulle avait médité
cette phrase. Elle ajoutait qu'elle avait appris des pauvres "
le secret de l'espérance ", et ce secret, disait-elle,
" c'est la fraternité. " Cette fraternité,
on la touche du doigt en Afrique. Cette confiance, c'est ce que nous
voyons sur les visages de la jeunesse en Afrique. Ceci nous donne
une responsabilité formidable. |
|
Michel Camdessus
Président des Semaines Sociales
|

AVENT
Sens du mot
Le terme "Avent"
vient du latin "adventus", issu lui-même du grec "
parousia " qui signifie " avènement ". Utilisé
dans le langage courant, il désignait la venue annuelle d'une divinité
pour visiter ses fidèles, puis la première visite officielle
d'un personnage important lors de son avènement ou de son entrée
solennelle dans sa charge. L'on possède ainsi des monnaies romaines
de Corinthe qui perpétuent "l'Adventus Augusti ", la
venue de Néron.
Les premiers écrits chrétiens emploient ce mot, en grec
comme en latin, pour désigner la venue du Christ parmi les hommes.
L'avènement dans la chair, inaugurant les temps messianiques, l'avènement
glorieux, à la fin des temps, qui couronnera l'uvre rédemptrice
à la fin du monde.
A quelle époque est né l'Avent ?
Cette
période préparatoire à Noël est presque contemporaine
de celle de la célébration de la Nativité. C'est
vers l'an 300 que l'on commence à fêter Noël le 25 décembre,
date choisie pour concurrencer la vieille fête romaine du Sol invictus
(Soleil invaincu), célébrée au solstice d'hiver,
lorsque les jours commencent à rallonger. La plus ancienne mosaïque
chrétienne, retrouvée dans la nécropole qui est sous
la Basilique Saint-Pierre, représente le Christ Hélios (Soleil)
sur un char triomphal.
D'abord long de trois semaines, l'Avent fut étendu à quarante
jours devenant ainsi un " Carême d'hiver ". Désireux
de le distinguer du Carême, le Pape Léon le Grand (540-604)
en ramène la durée à quatre semaines. Dans l'Orient
chrétien, le " Carême de Noël " débute
toujours le 15 novembre, soit quarante jours avant Noël.
Son symbolisme en Occident
Le symbole principal de l'Avent est sans conteste la lumière,
ce qui est compréhensible à cette époque de l'année.
La lumière non seulement chasse l'obscurité mais aussi représente
l'espoir et la lutte contre le mal. C'est l'époque de l'année
où il y a moins de lumière - du moins dans l'hémisphère
nord, celui où s'est développé le christianisme durant
les quinze premiers siècles. Dès novembre s'installent dans
les villes et les campagnes la grisaille et les journées courtes,
la pluie, le froid, le vent et les nuits plus longues.
"En célébrant chaque année la liturgie de l'Avent,
l'Eglise actualise cette attente du Messie : en communiant à la
préparation de la première venue du Sauveur, les fidèles
renouvellent leur désir ardent de son second avènement"
(Catéchisme de l'Eglise catholique).
Les coutumes de l'Avent
Le calendrier de l'Avent
L'usage du calendrier familial des semaines préparatoires de Noël
est d'origine germanique et cette tradition serait née, dit-on,
de l'imagination d'un père de famille : voulant canaliser l'impatience
de ses enfants, il découpa des images pieuses qu'il leur remit
chaque matin.
Il
permet de parcourir jour après jour ce temps de l'Avent, du 1er
au 25 décembre ou du premier dimanche de l'Avent à la célébration
de la Nativité. Les cases ou petites fenêtres peuvent revêtir
aujourd'hui les formes les plus diverses.
La couronne de l'Avent
La couronne est un ancien symbole aux significations multiples. Nos ancêtres
au nord de l'Europe, qui craignaient, comme les Romains, de voir le soleil
disparaître pour toujours, habillaient leur logis au cur de
l'hiver de couronnes composées de feuillages verts. Les couronnes
rondes évoquent ainsi le soleil et annoncent son retour. Le cercle
rappelle que le temps des fêtes nous revient à chaque année,
et c'est ainsi qu'il fut un très ancien symbole de la vie éternelle.
Pour nous, chrétiens, il symbolise que Jésus va revenir,
que l'Avent n'est donc pas seulement l'attente avant Noël, mais aussi
bien l'attente du Retour du Christ.
La coutume de la couronne de l'Avent est née au 16ème siècle
en Allemagne.
.

BIBLE
Festival de théâtre biblique
L'édition 2003 du Festival de théâtre biblique de
Clermont-Ferrand a repris la formule inaugurée en 2001 - organisée
par les catholiques du diocèse et des membres de l'Eglise réformée
- qui avait surpris en attirant plus de 4000 spectateurs.
Cette année, le festival a pris une nouvelle ampleur, sinon en
termes de fréquentation du moins en termes de contenu artistique.
Le nombre de comédiens a quasiment doublé et
le budget
aussi ! Des spectacles ont, en outre, été délocalisés
et la ville de Clermont-Ferrand a ouvert son Opéra municipal pour
le spectacle de clôture : Credo. Des ateliers de théâtre
ont été proposés au public.
Autant de signes qui semblent pérenniser ce festival unique en
France qui a trouvé un véritable créneau : le théâtre
biblique. " Il y a une réelle offre professionnelle et un
important besoin chez les artistes ", souligne la fondatrice, Isabelle
Grosjean, qui souhaite que ce festival soit un véritable lieu de
rencontres pour les artistes.

BICE
(Bureau
International Catholique de l'Enfance)
Organisation
catholique internationale, le BICE, créé en 1948, uvre
sur les cinq continents à la défense et la protection des
enfants, une catégorie de la population devenue de plus en plus
vulnérable dans la société.
Le BICE, c'est une conception originale du développement de l'enfant,
une lutte permanente pour et avec les enfants pour la promotion de leurs
droits, des actions en profondeur et à long terme, une plate-forme
de recherche et de développement, l'engagement sur le terrain.
BIOÉTHIQUE
4 livres
sur des questions d'une brûlante actualité :
1. " En fin de vie. Répondre aux désirs profonds des
personnes ". du Dr Bruno Cadart.
Un
guide de l'accompagnement
L'accompagnement des personnes en fin de vie n'est ni une technique, ni
une mode, ni une nouvelle méthode de "traiter la mort".
S'il n'y a pas de recettes, il y a néanmoins des repères
permettant d'entendre les questions posées par les personnes malades
et en fin de vie.Dans ce livre, l'auteur, le docteur Bruno Cadart, également
théologien et prêtre, ne tente pas de chercher un sens à
la souffrance, mais plutôt de rendre compte de la façon dont
l'entourage de la personne malade va vivre avec elle jusqu'à sa
mort. Réalisé à partir d'une thèse de doctorat
en médecine intitulée "Analyse de quelques questions
posées par la mise en place de l'accompagnement des mourants dans
un service de gériatrie long séjour ", ce livre est
un véritable guide de l'accompagnement aussi pratique que passionnant.Le
chapitre sur le traitement de la douleur a été remis à
jour en 2004 en essayant de démonter toutes les fausses objections
qui continuent à s'insinuer dans l'opinion publique et qui font
qu'aujourd'hui encore, des patients continuent de souffrir de manière
totalement inacceptable à l'hôpital ou à domicile.
Des questions essentielles
Écrit en collaboration avec des malades, des familles, des associations
et toute une équipe soignante, ce livre se lit d'autant plus facilement
que la réflexion se déploie au fil d'une trentaine de récits
et aborde des questions essentielles : comment prendre en compte l'ensemble
des besoins de la personne ? Qu'est-ce qui conduit à l'acharnement
thérapeutique et comment l'éviter ? Qu'est-ce que l'euthanasie
et qu'est-ce qui conduit à la demander ? Comment y répondre
? Quelle parole avec le malade et sa famille ? Comment ne pas se contenter
de traiter la douleur, mais servir un chemin "spirituel ", permettre
à la personne de donner un sens à ce qu'elle vit ici et
maintenant ?
Des histoires vécues jusqu'au bout
La plupart des témoignages et des histoires vécues concernent
des patients en fin de vie ou gravement malades. On lira particulièrement
quatre récits d'accompagnement de malades pour lesquels le problème
majeur n'est pas la douleur physique, mais une paralysie progressive conduisant,
en quelques mois, à la mort par étouffement sans plus pouvoir
communiquer. Cette maladie, la sclérose latérale amyotrophique
(SLA) ou maladie de Charcot, est souvent mise en avant pour réclamer
une légalisation de l'euthanasie.
Pour les soignants et un large public
Ce livre éclairera autant les professionnels de santé
qu'un plus large public et montre l'aspect essentiel de l'interdit d'euthanasie
pour pouvoir vivre l'accompagnement. Il aidera aussi bien les malades
que les familles et les soignants, particulièrement les infirmières.
Signalons aussi en annexe la liste des sites Internet sur lesquels on
peut s'informer sur le traitement de la douleur et les soins palliatifs.
En
fin de vie. Répondre aux désirs profonds des personnes par
le Dr. Bruno Cadart avec la collaboration du Dr. Annick Sachet et du Dr.
Pascale Fouassier - Editions Ressources, 2004
2.
" Réflexions sur
Mourir dans la dignité "
du Dr Bruno Cadart.
Un autre ouvrage du Dr. Bruno Cadart mérite d'être signalé.
Il s'agit d'un mémoire de maîtrise de théologie intitulé
"Quel dialogue est possible entre l'Association pour le droit
de mourir dans la dignité (A.D.M.D.) et l'Église catholique
sur le concept de dignité ?"
Deux conceptions d'un " mourir dans la dignité "
L'auteur tente de clarifier le débat entre deux écoles de
pensées fondamentalement opposées. D'un côté,
les associations qui font la promotion de l'euthanasie et du suicide assisté
au nom d'un " mourir dans la dignité ". De l'autre, celles
qui militent pour un accompagnement des malades dans la ligne du mouvement
des soins palliatifs et du respect de l'interdit de l'euthanasie. Que
l'on soit croyant ou non, quel est l'enjeu du débat sur l'euthanasie
? Quelle conception de la dignité sous-tend chacune des positions
en présence ?
Bruno Cadart présente l'A.D.M.D à partir de ce qu'elle dit
d'elle-même, il explique sa philosophie et sa conception de la dignité.
Dialoguer sans être dupe
Cet ouvrage présente la conception stoïcienne de la dignité
de l'A.D.M.D en comparaison avec la conception catholique de la dignité
de l'homme, exprimée dans Gaudium et Spes. Le droit à
la mort qui, spontanément, apparaît comme un élément
de liberté, enferme en réalité l'homme dans la mesure
où il a de lui-même détruit en lui son humanité
et s'est fermé au divin. Inversement, l'interdit du suicide et
de l'euthanasie est libérateur. Il ouvre l'homme à une dimension
insoupçonnée de lui-même, de l'autre et l'ouvre au
divin.Ce livre apporte des éléments de réflexion
essentiels à ceux qui veulent sortir des présentations simplistes,
passionnelles et souhaitent mieux comprendre l'enjeu de l'interdit de
l'euthanasie tels que le défendent ceux qui s'inscrivent dans le
mouvement des soins palliatifs, tel que le défend également
l'Église catholique. A l'heure où se précise en France
le débat sur l'euthanasie, il est urgent de comprendre le fondement
philosophique des diverses positions afin de pouvoir dialoguer sans être
dupe.
Réflexions sur
mourir dans la dignité par le Dr.
Bruno Cadart - Editions Ressources, 2004
3.
Nous t'avons tant aimé. L'euthanasie, l'impossible loi " de
Bernard Debré
Une majorité de français serait favorable à une loi
sur l'euthanasie. Mais ont-ils bien tous en tête la même définition
du mot " euthanasie " ? " L'euthanasie, c'est souvent
" oui "
sauf quand on y est confronté ! "
constate le Professeur Bernard Debré qui décrit dans son
livre la diversité des situations pour mieux faire comprendre qu'elle
ne saurait être gérée uniformément par une
loi.
Mourir dans la dignité
Ce n'est pas la mort qui est indigne, c'est l'absence d'accompagnement.
Voilà bien l'étrange paradoxe du XXIème siècle
: présenter l'euthanasie comme un progrès, alors que notre
époque détient enfin les moyens de supprimer la douleur
physique et même souvent psychologique. Comment une loi ne serait-elle
pas ambiguë quand on connaît l'ambivalence du mot " dignité
" ? Et qui a le droit de décider non seulement de la dignité
de quelqu'un d'autre, mais encore des moyens à employer
pour la lui rendre ? Et, finalement, ne s'agit-il pas d'abord de notre
dignité ? Ce que nous reprochons à ces vieillards, à
ces infirmes, n'est-ce pas au fond de n'être pas dignes de nous
? " N'est-ce pas d'être sortis de nos critères et
d'imposer à nos regards l'insoutenable miroir de notre avenir ?
"
Les dérives prévisibles
La première des dérives provoquée par une loi sur
l'euthanasie serait une dérive financière : quand on sait
que la dernière année de chaque français coûte
plus cher à la collectivité que toute sa vie antérieure,
pourquoi ne pas supprimer cette dernière année... ? Viendrait
ensuite la dérive eugénique, avec la liste des pathologies
qui deviendraient justiciables de l'euthanasie : handicaps lourds, démences
séniles, cancers, sidas au stade terminal
Et pourquoi pas
les trisomiques, les gros, les laids
? Cette dérive eugéniste
d'État ne favoriserait-elle pas, en outre, une dérive criminogène
de la société, sans compter la judiciarisation accrue d'une
société devenue, soudain, l'empire du soupçon : ce
malade a-t-il été tué par compassion ou parce que
ses voisins en avaient assez d'attendre la fin du viager ? Et ce directeur
de clinique, qui ne songe qu'à libérer des lits pour rentabiliser
son établissement, n'aurait-il pas extorqué une signature
à ce vieux messieurs ?
Désacralisation de la vie anténatale
A l 'autre bout de la chaîne, au commencement de la vie, Bernard
Debré adopte en revanche une position utilisatrice de l'embryon
et du ftus. L'auteur en effet explique que la révolution
génétique donne l'immense pouvoir de modifier la vie, depuis
la conception jusqu'à la naissance ; il approuve tant l'autorisation
de l'avortement que la recherche sur les embryons surnuméraires,
le clonage dit thérapeutique et la conception de " bébés
médicaments ", du moment que la société est
capable aussi de défendre les plus faibles et les enfants handicapés
que leurs parents auront choisis de faire vivre. "C'est la naissance
qui désormais fonde l'homme sociétal, dont la vie devient
sacrée en ce qu'elle est un maillon de la société."
Qu'il nous soit permis de le regretter
Nous t'avons tant aimé. L'euthanasie, l'impossible loi par le Pr
Bernard Debré - Ed. Cherche-Midi 2004
4.
" Violences et corps de femmes du tiers-monde, le droit de vivre
pour celles qui donnent la vie ". de Jacqueline des Forts
Un cri de colère scientifiqueCe livre est un cri de colère
scientifique qui dénonce les pires violences faites aux femmes,
ces violences qui touchent les femmes du Tiers-Monde et qui sont soigneusement
occultées pour des raisons financières et démographiques.Il
y a d'abord la violence obstétricale : 600 000 femmes meurent,
chaque année, en donnant la vie faute de soins. En revanche, l'argent
arrive à flots pour diffuser les méthodes contraceptives
dangereuses et inconnues en France, le Dépo-provera et le Norplant,
pour expérimenter des vaccins anti-grossesse et imposer, souvent
au mépris des règles les plus élémentaires
de l'éthique médicale, une méthode de stérilisation
chimique à la Quinacrine. Ce livre dénonce enfin les violences
faites au corps de la femme en tant qu'objet sexuel, des mutilations à
la prostitution, de la pornographie et du corps féminin vendu en
pièces détachées, du trafic des ovules aux locations
d'utérus
L'auteur conclut enfin avec la discrimination scolaire
et la déscolarisation des filles, la pire des violences peut être
du fait des programmes d'ajustement structurels imposés par le
FMI qui exige des pays pauvres qu'ils fassent des économies sur
la santé et l'école.L'auteur, d'abord sage-femme en Algérie,
y fut ensuite médecin spécialisé en épidémiologie
(ou médecine sociale).
Violences
et corps des femmes du tiers-monde, le droit de vivre pour celles qui
donnent la vie par Jacqueline des Forts - Édition l'Harmattan -
2002
CANCER
Lourdes Cancer Espérance
Lourdes
Cancer Espérance, association loi 1901, a été créé
à Lourdes en 1985, par deux hommes touchés par le cancer.
Elle est dirigée par des personnes concernées par cette
maladie, soit par eux-mêmes, soit par l'un des leurs. Son but est
de regrouper, dans le cadre d'un pèlerinage national, avec une
ouverture internationale francophone, des personnes atteintes par le cancer,
ainsi que leurs proches. L'association compte actuellement 59 délégations
départementales, ainsi que celles de Belgique, du Luxembourg et
de Monaco.
Le pèlerinage est le temps fort de la vie de l'association. Il
se déroule tous les ans au mois de septembre. Un programme spécifique
est aussi proposé pour les enfants atteints du cancer et pour les
personnes trop fatiguées pour suivre le pèlerinage.
La plupart sont chrétiens, mais pas tous. Certains sont athées.
Mais à Lourdes, tous sont émus, jusqu'à la joie,
de se retrouver ensemble et de se découvrir "semblables".
Priant, communiant, chantant, se rendant service, se frayant l'un l'autre
un chemin, s'épaulant, s'étonnant parfois de se sentir si
bien. Heureux alors d'apprendre que l'on parle de leur pèlerinage
"Lourdes Cancer Espérance" comme du "pèlerinage
du sourire".
Contact : Tél. 05.62.42.11.91 E-mail : lourdes.cancer.esperance@wanadoo.fr

CARÊME
:
Carême
et jeûne
Le jeûne a pour but de donner soif et faim de Dieu
et de sa parole. Il n'est pas seulement un geste de pénitence,
mais aussi un geste de solidarité avec les pauvres et une invitation
au partage et à l'aumône. Depuis 1969, le jeûne est
limité à deux jours, le mercredi des cendres et le vendredi
saint. Si on prend un repas à midi, on ne prend qu'une légère
collation le soir. Sont dispensés du jeûne, les personnes
de plus de 60 ans, les jeunes de moins de 18 ans accomplis et les femmes
enceintes.
L'abstinence (s'abstenir de viande) s'impose, en plus du mercredi des
cendres et du vendredi saint, tous les vendredis de carême comme
tous les vendredis de l'année. De plus le chrétien peut
choisir de réduire sa consommation d'alcool, de tabac.
Le denier de l'Église a cent ans (1906-2006)
Depuis 1906, l'Église sollicite chaque année les catholiques
pour le denier de l'Église. Il sert à rémunérer
les prêtres et les laïcs salariés en mission dans l'Église.
Thème du message pour la XXIe Journée mondiale de la jeunesse,
9 avril 2006, jour des Rameaux : "Une lampe sur mes pas, ta parole
: une lumière sur ma route"
CARÊME
Cherchons le silence
intérieur, donnons tout son sens à notre jeûne, partageons
avec les plus pauvres. Approchons-nous enfin du Sacrement de la Pénitence
et de la Réconciliation par une confession personnelle ou lors
des célébrations pénitentielles. En même temps
que nous reconnaîtrons notre péché, nous laisserons
l'Esprit nous donner de revenir à Dieu qui habite au cur
de notre cur.
Profitons également de ces semaines pour nous ouvrir à la
grâce et au pardon que Dieu ne cesse de nous offrir. Revenons au
Seigneur notre Dieu qui habite au cur de notre cur.
Nous demeurons en effet blessés par le péché : pas
seulement une faute d'ordre moral, comme l'égoïsme, la violence,
la médiocrité par exemple, mais le refus de se laisser approcher
et aimer par Dieu en se détournant de lui ou en déformant
tellement son visage qu'il devient méconnaissable pour lui-même,
pour nous-mêmes, pour les autres.
La prière : un temps pour écouter Dieu, un temps pour parler
à Dieu et lui confier nos intentions les plus intimes. Sachons
nous préserver des moments de silence. Ouvrons l'Evangile. Méditons
la première lettre encyclique de Benoît XVI nous invitant
à redécouvrir combien et comment nous sommes aimés
de Dieu puisqu'il est amour. Approprions-nous le projet pastoral du diocèse
en méditant les textes de la Parole de Dieu et du Concile Vatican
II qui donnent sens aux cinq perspectives qu'il propose pour qu'au service
d'un monde aimé de Dieu, l'Eglise de Rouen soit fière de
son Seigneur et heureuse dans sa mission.
Le jeûne et la pénitence : le Mercredi des Cendres, jour
où commence le Carême, et le Vendredi-Saint, jour de la mort
du Sauveur, abstenons-nous de viande, et, selon notre âge et nos
forces, jeûnons en nous privant substantiellement de nourriture.
Si cela nous est possible, tous les vendredis renonçons à
la viande. Il ne s'agit là que d'indications pour attirer notre
attention, attiser notre désir de Dieu et nous rappeler que nous
sommes invités à nous libérer de ce qui peut conduire
sur des chemins de dépendance. On peut vivre pleinement en consommant
moins de tabac et de bons vins, en prenant moins d'apéritifs, en
maîtrisant sa conduite sur la route, en choisissant ses spectacles
et ses émissions.
Le partage : La solidarité est une dimension de la vie chrétienne,
un devoir de tous les jours. Mais, pendant le Carême, nous sommes
invités à une charité universelle pour que, selon
le vu de Paul VI rappelé par Benoît XVI dans son message
de Carême, le développement s'adresse à tous les hommes
et concerne tout l'homme. Le Comité catholique contre la Faim et
pour le Développement a mission de soutenir notre réflexion
et de collecter nos dons à cette fin.
Cherchons le silence intérieur, donnons tout son sens à
notre jeûne, partageons avec les plus pauvres. Approchons-nous enfin
du Sacrement de la Pénitence et de la Réconciliation par
une confession personnelle ou lors des célébrations pénitentielles.
En même temps que nous reconnaîtrons notre péché,
nous laisserons l'Esprit nous donner de revenir à Dieu qui habite
au cur de notre cur.
+
Jean-Charles Descubes
Archevêque de Rouen
Le
mot "carême" est la contraction du mot latin quadragesima,
qui signifie quarantième (sous-entendu : jour), le quarantième
jour étant le jour de Pâques.
" Le mercredi des Cendres ouvre ce temps en nous rappelant
que sans le souffle de vie de Dieu, hors de son amour, notre être
et notre vie ne sont que poussière. Nous sommes alors invités
durant quarante jours, par les moyens concrets que le Christ nous a donnés
- le jeûne, la prière et le partage - à tourner le
dos à tout ce qui conduit à la mort et à nous tourner
(c'est la conversion) vers la source de la vie, de l'amour et de la lumière
: Le Christ ressuscité dont le coeur, ouvert sur la croix, est
cette source. Le temps du Carême permet aux catéchumènes
de se préparer à recevoir le baptême l :ors
de la nuit de Pâques et à chaque chrétien de vivre
davantage du baptême reçu. " Mercredi des Cendres
: Les chrétiens sont invités à commencer le Carême
par un jour de jeûne et d'abstinence, ce mercredi. "Le jeûne
est préparation à la joie pascale; il est anticipation du
caractère incorruptible du corps destiné à la résurrection;
il est signe que l'homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole
venant de la bouche de Dieu."
|
"Ne
tarde pas, dit le Seigneur, convertis-toi à Dieu, et ne diffère
pas de jour en jour." Ce sont les paroles de Dieu et non les
miennes; vous ne les avez pas entendues de moi, mais moi je les
entends avec vous : "Ne tarde pas, dit-il, convertis-toi au
Seigneur." Mais toi tu réponds : "Demain! demain!"
(dans le latin du texte : "Cras! cras!") Quel croassement
de corbeau! Comme le corbeau envoyé de l'arche n'y est pas
revenu et, maintenant qu'il est vieux, dit encore : Demain! demain!
C'est le cri du corbeau : tête blanche et coeur noir. Demain!
demain! c'est le cri du corbeau : le corbeau n'est pas revenu à
l'arche, la colombe est revenue. Qu'il se perde donc, le croassement
du corbeau, et que se fasse entendre le gémissement de la
colombe."
Saint
Césaire d'Arles.
|
Du mercredi des Cendres à la nuit de Pâques, 40 jours nous
préparent à accueillir la Joie de la Résurrection.
Pour atteindre ce nombre symbolique de 40, il faut enlever les 5 dimanches
du Carême ainsi que le dimanche des Rameaux, car ce ne sont pas
des jours de jeûne et d'abstinence. Même pendant le Carême,
nous sommes invités, le dimanche, à célébrer
la Résurrection du Seigneur. Chacun de ces dimanches donne une
nouvelle impulsion au temps du Carême, et constitue comme autant
d'étapes sur cette route qui conduit à Pâques.
" Trois moyens pour vivre ce Carême : Le Christ,
et l'Eglise à sa suite, nous propose trois moyens concrets : La
prière, le jeûne et le partage.
o La prière : Découvrir et approfondir la
présence vivante et vivifiante du Christ dans notre coeur. La prière
et les sacrements constituent la clef de voûte de toute la vie chrétienne.
o Le jeûne : Ce n'est pas tellement à la mode.
Nous sommes invités à nous passer du superflu et même
du nécessaire pour signifier concrètement que, ce qui seul
nous est nécessaire, ce qui seul peut combler notre coeur, c'est
le Christ. "Cherchez d'abord le Royaume de Dieu et sa justice, et
tout le reste vous sera donné en plus". Ce jeûne creuse
en nous le désir de Dieu. Il ne s'agit donc ni d'accomplir des
prouesses ascétiques, ni de suivre des régimes amaigrissants,
mais de nous préparer à recevoir Celui qui en se donnant,
nous donne tout. Ces efforts peuvent porter sur la nourriture - c'est
le premier sens du jeûne - mais aussi sur bien d'autres points qui
tiennent une certaine place dans nos vies : TV, loisirs...
o Le partage : Ce que nous avons et ce que nous sommes sont
des dons que Dieu nous fait pour que nous puissions en faire participer
ceux qui nous entourent. En parlant des premiers chrétiens, saint
Luc écrivait, qu'ils n'avaient qu'un coeur et qu'une âme,
qu'ils étaient fidèles à la prière et qu'ils
mettaient tout en commun. Ce temps du Carême nous invite ainsi à
mettre en commun, à partager, ce que nous avons et ce que nous
sommes; c'est-à-dire nos biens matériels, ainsi que notre
temps, nos compétences...
" Vivre ce Carême en Église...
pour accueillir ensemble la joie de la Résurrection : La démarche
personnelle est importante, mais elle ne peut se vivre pleinement qu'en
Église, en paroisse, en aumônerie. Les trois moyens dont
nous avons parlé tiennent compte de cette double dimension de notre
cheminement vers Pâques, à la fois personnelle et communautaire.
Notre conversion personnelle peut donc être guidée et soutenue
par des démarches d'Eglise. Ainsi l'Eglise nous invite à
intensifier nos efforts le mercredi des Cendres et le Vendredi Saint,
et à marquer les vendredi de carême.
CATECHESE
:
Un chantier ouvert
Les
évêques de France prennent acte d'une demande de formation
catéchétique qui s'exprime aujourd'hui à tous les
âges, alors que le terme catéchèse est souvent compris
comme étant le contenu à transmettre ou à enseigner,
et a fini par désigner presque exclusivement le catéchisme
des enfants de 8 à 12 ans
Avant de prendre des décisions ou de définir des orientations,
les évêques de France ont voulu associer le plus largement
possible les communautés chrétiennes à la recherche
et à la réflexion.
A leur demande, la Commission épiscopale de la catéchèse
et du catéchuménat publie Aller au coeur de la foi,
questions d'avenir pour la catéchèse.
Ce document de 64 pages est destiné à susciter de la part
des communautés chrétiennes des propositions pour la catéchèse.
Ces propositions serviront de base à un nouveau texte d'orientation
pour la catéchèse en France. Il lance
un appel aux communautés chrétiennes pour renouveler la
pratique de la catéchèse et la remettre en lien avec la
Vigile pascale. Celle-ci, qui se déroule la nuit qui précède
le dimanche de Pâques, est redevenue aujourd'hui ce qu'elle était
aux origines de l'Eglise : le sommet de l'initiation chrétienne.
Les adultes qui se préparent au baptême reçoivent
alors les trois sacrements de l'initiation chrétienne : le baptême,
la confirmation et l'eucharistie.
Le document propose un instrument de travail pour guider la réflexion
des communautés, articulé en quatre parties en lien avec
la Vigile pascale : "Lumière au coeur du monde", "Parole
vivante", "Saisis par le Christ", "Devenir le corps
du Christ".
Il sera disponible à partir de mi-février 2003 dans les
librairies religieuses et vendu au prix de 7 euros.
Un jeu pour tester la culture religieuse
des enfants
Un
dimanche de janvier, 300 jeunes (CM1 et CM2 - aumônerie de la 6è
à la 3è) du diocèse de Pontoise ont participé
au grand jeu du caté intitulé " La foi, ça fait
grandir ". Chacune des équipes jouait depuis différents
lieux répartis dans le département, en répondant
en direct sur Internet à des questions sur la foi. En fin d'après-midi,
les jeunes se sont retrouvés à l'évêché
pour la remise de cadeaux.

CELIBAT
Célibat
sacerdotal, mystère d'amour
" Comme il est
dur le chemin des prêtres aujourd'hui ! Attaqué, vilipendé,
sali, notre célibat qui est pour tant d'entre nous une magnifique
histoire d'amour est à la une des discussions touchant à
l'Eglise.
Ce que vit intérieurement le prêtre, dans le don total de
sa vie au service de son peuple et de l'humanité, est intraduisible
par la parole. Seule sa vie offerte au vu et au su de tous, donne une
pleine signification de sa totale disponibilité et de sa présence
soudée totalement au Christ Lui-même.
Le don d'une vie totalement vouée au service du Christ et de son
Eglise reste toujours d'actualité. Fascinante aventure qui demande
une préparation solide et éclairée. Le célibat
bien vécu est un des signes les plus forts pour le monde d'aujourd'hui,
même s'il le conteste.
Si d'autres chemins s'ouvrent à l'Eglise pour que l'Eucharistie
fleurisse partout, prions ardemment pour qu'elle les trouve. En attendant,
la consigne du Christ demeure, plus que jamais, pressante et urgente :
" Priez pour que le Maître de la moisson envoie des ouvriers
dans son champ. "
De saints ouvriers seront la réponse la plus convaincante pour
le monde. "
Guy Gilbert,
prêtre éducateur.

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CLONAGE
:
Clonage thérapeutique
Le 30 janvier
2003, les sénateurs ont interdit les deux formes de clonage, reproductif
et thérapeutique.
L'argumentaire est double : on ne peut concevoir des embryons pour autre
chose que pour eux-mêmes, avec l'objectif initial de les détruire
pour servir une recherche, ce qui réalise leur instrumentalisation
; et on ne peut autoriser une technique - le clonage thérapeutique
- qui risque de déboucher sur la réalisation d'un clonage
reproductif.
Pour le généticien Axel Kahn, directeur de l'Institut
Cochin de génétique moléculaire, " les potentialités
thérapeutiques sont très faibles. En réalité,
dit-il, le clonage dit thérapeutique est un clonage
d'embryon à visée cognitive. Et il est raisonnable de l'interdire,
dans la mesure où il se heurte à un certain nombre d'objections
morales. "
Carlos de Sola, chef de la division bioéthique du Conseil
de l'Europe, va dans le même sens : " Il n'y aurait pas de
problème pour explorer la voie de recherche du clonage thérapeutique
s'il n'y avait une forte objection éthique. A partir du moment
où cela est le cas, il est normal qu'on soit plus exigeant, qu'on
essaie de savoir si cette recherche a un vrai fondement scientifique.
Or, aujourd'hui, dans ce domaine, les seuls modèles scientifiques
valides sont les matériaux naturels, c'est-à-dire les cellules
souches adultes et celles obtenues à partir d'embryons surnuméraires
".
Babel et Pentecôte
Les clones humains sont devenus théoriquement possibles. Peut-être
certains existent-ils déjà. Le sujet mobilise la réflexion
: de quoi l'humanité est-elle capable et où cela va-t-il
la conduire ?
Le clonage : un moyen pour l'être humain de se survivre, d'atteindre
l'immortalité et de mettre un terme à sa diversité,
parfois si dérangeante ? Une telle ambition fait penser à
l'épisode de la tour de Babel (Gn 11, 1-9).
Que souhaitaient les habitants de Babel ? Continuer à parler la
même langue, à se servir des mêmes mots, à se
faire un nom . Ils craignent de perdre leur identité en se mêlant.
Ils ont peur de l'altérité et de la différence. Ils
refusent l'inconnu et veulent rester entre eux. C'est la tentation du
même, la tentation du clone.
Le clonage pourrait permettre de faire l'économie de la différence
sexuelle et supprimer le manque et la béance qui marquent tout
être humain, homme ou femme, le rendant ainsi tout-puissant, n'ayant
pas besoin de l'autre pour se prolonger indéfiniment.
C'est l'être humain, homme et femme, qui est l'image de Dieu.
La loi tendant à faire du clonage un crime contre l'humanité
s'inscrit dans la volonté de protéger la diversité
et la richesse de l'espèce humaine. Dès qu'une société
ou une organisation tend à se fermer, à se renfermer sur
ses éléments connus et à repousser l'altérité
inquiétante, elle manifeste une fragilité identitaire et,
à plus long terme, court à sa perte.
A la Pentecôte, nous voyons au contraire une logique d'ouverture
et d'envoi, un mouvement vers la diversité . C'est le triomphe
de la diversité des langues et de la variété des
personnes .. C'est s'ouvrir suffisamment à autrui pour comprendre
ce qu'il dit et pour se faire comprendre de lui ; pour entendre sa vérité,
différente de la mienne . La Bonne Nouvelle appelée à
se répandre pour être entendue dans toutes les langues et
dans toutes les cultures, non pas pour les uniformiser, mais pour leur
permettre un plein développement et un complet déploiement
de leurs particularités : de même chaque être humain
est appelé à refléter un aspect de l'infinie diversité
de Dieu et à y trouver la source de son plein épanouissement.
(d'après
A. Gombault, théologienne)

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CROIX
Croix trop lourdes
!
Des pays sont marqués
par la guerre, la souffrance, la maladie, la torture, la peur. Notre monde
est trop plein de croix qu'il nous faut porter
Le chemin de chacune
de nos vies est jonché de croix qu'il nous faut sans cesse prendre
et porter
Ce soir, dans ma prière, c'est au pied de la Croix
du Christ que je dépose toutes ces croix : guerres, racisme, violence,
cancer, chômage, famine, je les pose à tes pieds, Seigneur,
pour que celles et ceux qui portent leur croix aujourd'hui entrevoient
dans la nuit la lueur de Pâques et connaissent aussi la Résurrection.
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