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A la
lecture des médias, une question vient souvent à l'esprit
de certains d'entre nous : pourquoi Jérusalem, Bethléem,
Nazareth ou autres lieux Saints ne vivent-ils pas dans une certaine
sérénité ?
Le Pape Benoît XVI affirmait à Rome le 9 janvier dernier
:
"l'État d'Israël doit pouvoir exister pacifiquement
en Terre sainte et le peuple palestinien doit également
pouvoir y développer ses institutions démocratiques."
Cela semble évident pour nous qui, géographiquement,
en sommes éloignés. Jérusalem a marqué
notre esprit: "Mets-toi debout, Jérusalem, et deviens
lumière, car elle arrive ta lumière : la gloire du
Seigneur sur toi s'est levée." Is.60,1.
Cependant
la paix n'y règne pas souvent malgré les trois religions
monothéistes représentées : juive, chrétienne
et musulmane.
Pour nous, chrétiens, qui n'habitons pas la terre d'Israël,
nous nous sentons liés à Jérusalem. C'est le
pays que Dieu a choisi pour nous accorder sa miséricorde.
Dieu, en effet, a revêtu notre chair en la personne de Jésus,
Fils de Dieu fait homme. IL nous a appris à partager son
amour, sa vie, sa gloire éternelle. Il a prié, prêché
et guéri des malades à Jérusalem. Il est mort
et ressuscité à Jérusalem. C'est aussi à
Jérusalem, au jour de la Pentecôte, que l'Église
est née. De cette façon, tous les chrétiens
sont nés à Jérusalem en tant que membres de
l'Église.
Nous
n'avons ni le goût, ni le droit de revendiquer cette terre
mais nous aimerions qu'elle soit un lieu de paix et d'amour fraternel
dont Jésus s'est fait l'écho. Pouvoir en toute sérénité
aller prier, nous recueillir, toucher cette terre où Jésus
a marché, ainsi que tous les autres lieux saints où
il a vécu : Bethléem, Nazareth, Béthanie, le
Jourdain... sans entraver le peuple juif qui s'y est installé
il y a 3 000 ans ni même les musulmans qui sont arrivés
un peu plus tard...
Tous
les peuples de culture, de traditions diverses mais d'une partie
d'histoire commune ne sont-ils pas tous des chercheurs de Dieu ?
ET que dire des chrétiens eux-mêmes divisés
(catholiques, protestants, orthodoxes, maronites) qui en sont encore
à se disputer l'entrée du Saint Sépulcre ?
Peut-être
en chacun de nous, devons-nous réfléchir à
ce que dit l'évangéliste Jean dans son prologue :
En
lui était la vie
Et la vie était la lumière des hommes
Et la lumière luit dans les ténèbres
Et les ténèbres ne l'ont pas compris.
Les
décisions politiques du Moyen-Orient ne nous appartiennent
pas, de nombreux responsables s'y sont penchés, mais chacun
d'entre nous peut ouvrir son esprit à l'cuménisme,
à la tolérance et à la paix. Dieu n'est pas
enfermé à Jérusalem :
"Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez
loin, et la paix à vous qui étiez proches" Eph.2,
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Antoinette
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