La banalisation
des stupéfiants, thème de notre journal ce mois-ci,
pose des questions fondamentales pour l'avenir de l'homme :
Que cherche l'homme dans les stupéfiants ?
Pourquoi leur usage est-il ainsi banalisé ?
Certains n'y voient pas de mal, surtout s'il s'agit seulement de consommation
personnelle.
Au contraire, d'autres pensent qu'il s'agit d'une auto-destruction
de l'homme ?
Est-il possible de rester indifférent devant l'usage banalisé
de tous ces produits ?
Où
va l'homme ? Pourquoi cherche-t-il l'excitation et les sensations
que produisent les stupéfiants ?
L'homme est libre, se sent libre et quelque fois veut se libérer
lui-même de toute ses préoccupations, comme s'il était
humain de tout inventer dans la vie.
L'Ecriture
dit : " Beaucoup se sont fourvoyés dans leurs conceptions,
Une prétention coupable a égaré leurs pensées.
Un cur obstiné finira dans le malheur
Et qui aime le danger y tombera ". (Sir 3,26)
Tout
est-il bon pour l'homme ? Ses conceptions de la vie sont toutes
plus solides les unes que les autres, c'est du moins ce qu'il pense.
L'homme s'humanise lorsqu'il définit son rapport à
l'environnement, au social, au politique, à la géographie,
à l'histoire, aux divers pays du monde etc
En s'ouvrant
à tous ces divers aspects de la vie, ne va-t-il pas élargir
ses idées sur le sens de son passage sur la terre ?
N'est-il pas fait pour produire du fruit plutôt que de chercher
l'effet des stupéfiants en lui ?
La
voie tracée dans l'Ecriture est tout autre :
" Affermissez votre élection et votre vocation.
Ce faisant, pas de danger que vous tombiez jamais . " 2 Pi
1,10
Le
temps du carême, qui nous conduit à Pâques, est
le temps propice à l'approfondissement de notre vocation
et de notre élection : jeûner pour nous ouvrir à
Dieu, renouveler la lecture de la Parole, nous réunir avec
des amis, des voisins pour partager notre compréhension de
la Parole du dimanche, donner une part de nos biens pour soutenir
des projets de développement dans divers pays du monde, demander
le sacrement de la réconciliation avec Dieu, en un mot, nous
convertir à la présence toute proche du Christ en
Personne.
Que
le chemin du carême soit profitable à chacun et à
toute la Communauté.
Jean
Rochelle
|