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Treize catéchistes sur vingt-neuf se sont
réunies au presbytère le mardi 30 mars à
20h30 avec Jean Rochelle. Elles répondaient à une
invitation adressée personnellement à tous les catéchistes.
Quelle catéchèse à la rentrée
2004 ?
Que sera la catéchèse en septembre 2004 ? Ce sont
souvent des grands-mères qui l'assurent. Or, certaines,
fatiguées, souhaitent arrêter. Une catéchiste,
plus jeune, arrêtera pour des raisons professionnelles.
L'animatrice responsable de la catéchèse part à
la retraite en janvier 2005. Deux personnes contactées
pour lui succéder ne peuvent pas assurer ce service pour
des raisons bien justifiées.
Par ailleurs, nous constatons qu'un nombre de familles
s'interessent bien à l'éducation chrétienne
de leurs enfants mais que d'autres, plus nombreuses, sont portées
à confier aux catéchistes leur instruction sans participer
à leur initiation chrétienne. Un certain nombre de
familles sont loin de voir dans l'Eglise une communion fraternelle
de coopération dans l'éducation et la perçoivent
plutôt comme une institution trop exigeante et gênante.
On la voit par la non-participation des parents aux réunions
faites pour eux. |
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Un
processus de réflexion s'engage
Un processus de réflexion s'est engagé
qui devrait se terminer au mois de juin. Il concerne les catéchistes,
les parents, la Direction Diocésaine de l'Enseignement
Catholique, le Conseil Pastoral, et enfin l'EAP qui prendra la
décision en juin 2004 pour organiser la rentrée
de septembre.
Une catéchiste en 6e dit que les parents de CE1 ont une
certaine fraîcheur : ils sont intéressés,
entrent dans la démarche mais manquent de formation pour
"parler foi" à leurs enfants. Par contre,
en 6e, il ne le peuvent plus s'il n'y a pas eu de dialogue religieux
au départ.
Dans la communauté chrétienne, on ne voit pas beaucoup
la génération des parents d'enfants catéchisés
: peut-être est-ce pour cela que l'on ne trouve pas de catéchistes
de cette génération ?. Est-ce admissible que des
parents déposent leurs enfants à la messe en disant
: " Je viens le chercher dans une heure ". Comment,
dans ces conditions, l'enfant peut-il prendre son cheminement
au sérieux ?
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Un
électrochoc ?
Faut-il faire un électrochoc du genre.
"Pas de catéchisme l'année prochaine",
en espérant que cela fasse bouger les gens en relation
comme cela s'est passé à Rennes l'an dernier, et
du coup les parents se sont pris en main et se sont mis à
faire le catéchisme.
Peut-être beaucoup de parents hésitent-ils
à s'engager par ce que leurs notions de foi sont très
faibles en regard de leur bagage culturel et professionnel. Par
ailleurs, toutes les catéchistes disent avoir découvert
la foi en expliquant aux enfants et préparant leur catéchèse.
Faut-il priver les parents de cette découverte. Ne faut-il
pas, au contraire, les inviter à faire eux-mêmes
la catéchèse de leurs enfants en les y aidant bien
sûr ? La catéchèse deviendrait familiale .
Il y en a un exemple dans le diocèse, à Tirepied.
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| Changer
d'esprit
Ne faudrait-il pas changer
d'esprit et parler de la "transmission de la foi"
au lieu de catéchèse et de catéchisme ?
De cette manière, au lieu d'entendre des
parents dire au moment du baptême de leur bébé
: "Mon enfant ira au caté s'il le veut",
on les verrait accepter d'assurer eux-mêmes l'éducation
chrétienne de leurs enfants. N'y a-t-il pas là un
moyen missionnaire d'aider les jeunes parents à redécouvrir
leur foi ?
Il faudra nous efforcer de comprendre ce que Dieu
veut nous faire comprendre dans cette situation et que nous voyons
pas encore.
Ces questions ne peuvent-elles pas être
une occasion de croissance pour la communauté chrétienne
?
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