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Notre-Dame de Coutances
(XIVè siècle)

Photo Eric Pouhier
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cathédrale ouverte tous les jours de 8h à 19h (18h l'hiver)

PAROISSE NOTRE-DAME DE COUTANCES
Diocèse de Coutances et Avranches
Département de la Manche

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FORUM

Le Forum était, dans les villes romaines, une place où les citoyens se rencontraient quotidiennement pour discuter des affaires publiques.
Il se propose d'être ici un lieu de libre-échange d'idées et de points de vue. N'hésitez donc pas à y intervenir (
webmaster@paroisse-coutances.com) pour y réagir très librement : sur le site, sur des événements de la vie paroissiale, sur des articles de " Eglise Aujourd'hui " etc. …ou pour répondre à l'un des intervenants.
Cette page pourrait devenir ainsi une plate-forme de dialogue au sein de notre paroisse.




Décembre 2009 : Qui connaît ce texte ?? Envoyé par Sylvie RF en cette période de Noël.

SARTRE Jean-Paul - Noël 1940
Vous avez le droit d’exiger qu’on vous montre la Crèche, la voici.
Voici la Vierge, voici Joseph, et voici l’Enfant Jésus.
La Vierge est pâle et elle regarde l’enfant.
Ce qu’il faudrait peindre sur son visage, c’est un émerveillement anxieux, qui n’apparut qu’une seule fois sur une figure humaine, car le Christ est son enfant, la chair de sa chair et le fruit de ses entrailles.
Elle l’a porté neuf mois. Elle lui donna le sein et son lait deviendra le sang de Dieu.
Elle le serre dans ses bras et elle dit : « Mon petit ! »
Mais à d’autres moments, elle demeure toute interdite et elle pense : «Dieu est là », et elle se sent prise d’une crainte religieuse pour ce Dieu muet, pour cet enfant, parce que toutes les mères sont ainsi arrêtées par moments, par ce fragment de leur chair qu’est leur enfant, et elles se sentent en exil devant cette vie neuve qu’on a faite avec leur vie et qu’habitent les pensées étrangères.
Mais aucun n’a été plus cruellement et plus rapidement arraché à sa mère, car Il est Dieu et Il dépasse de tous côtés ce qu’elle peut imaginer.
Et c’est une rude épreuve pour une mère d’avoir crainte de soi et de sa condition humaine devant son fils.
Mais je pense qu’il y a aussi d’autres moments rapides et glissants où elle sent à la fois que le Christ est son fils, son petit à elle et qu’il est Dieu.
Elle le regarde et elle pense : « Ce Dieu est mon enfant ! Cette chair divine est ma chair, Il est fait de moi, Il a mes yeux et cette forme de bouche, c’est la forme de la mienne. Il me ressemble, Il est Dieu et Il me ressemble».
Et aucune femme n’a eu de la sorte son Dieu pour elle seule.
Un Dieu tout petit qu’on peut prendre dans ses bras et couvrir de baisers, un Dieu tout chaud qui sourit et qui respire, un Dieu qu’on peut toucher et qui vit, et c’est dans ces moments là que je peindrais Marie si j’étais peintre, et j’essayerais de rendre l’air de hardiesse tendre et de timidité
avec lequel elle avance le doigt pour toucher la douce petite peau de cet enfant Dieu dont elle sent sur les genoux le poids tiède, et qui lui sourit.
Et voilà pour Jésus et pour la Vierge Marie.
Et Joseph. Joseph ? Je ne le peindrais pas. Je ne montrerais qu’une ombre au fond de la grange et aux yeux brillants, car je ne sais que dire de Joseph.
Et Joseph ne sait que dire de lui-même.
Il adore et il est heureux d’adorer.
Il se sent un peu en exil. Je crois qu’il souffre sans se l’avouer.
Il souffre parce qu’il voit combien la femme qu’il aime ressemble à Dieu.
Combien déjà elle est du côté de Dieu.
Car Dieu est venu dans l’intimité de cette famille.
Joseph et Marie sont séparés pour toujours par cet incendie de clarté,
et toute la vie de Joseph, j’imagine, sera d’apprendre à accepter
Joseph ne sait que dire de lui-même : il adore et il est heureux d’adorer. »

                                                                        Jean-Paul Sartre (Bariona).
     Pièce de théâtre écrite en Noël 1940 pour ses camarades emprisonnés.
              L'auteur a refusé que celle-ci figure dans ses oeuvres complètes.
                                                         Bariona ou le Fils du tonnerre (1940)


le 800 ème anniversaire de la cathédrale :
                        ( pour ceux qui recherchent le texte de Péguy,
cliquez ici)

Un flop monumental :
Après une semaine flamboyante, très riche, appréciée et diversifiée, les fêtes du 800è anniversaire de notre cathédrale se sont terminées par un Son et Lumière au-dessous de tout : aucun texte ne pouvait être plus mal choisi, trop élitiste, trop poétique et surtout trop triste et trop long. Seuls peut-être 5 à 10% des milliers de spectateurs présents ont pu y être sensibles, tous les autres considérés sans doute comme du bas peuple ne pouvaient qu'être déçus par cette nuit lancinante répétée. La société Contact n'a pas su rendre à la cathédrale sa magnificence, qu'elle aurait pu éclairer, non pas en harmonie avec le texte, mais au contraire en opposition, avec des ruisseaux de lumière d'espérance, un "embrasement" comme nous l'avons connu pour les plus anciens coutançais... Les quelques images magnifiques (Galerie des Roses colorisée, éclairages rasants de la façade,...) auxquelles nous avons eu droit n'auront été que trop furtives, durant à peine quelques secondes (même pas le temps d'applaudir), et jamais les flèches dans leur envol vers le ciel n'ont été utilisées pour apporter une note d'optimisme, de regard vers le ciel : l'Homme reste enfoncé dans sa fange terrestre, avec des balbutiements vers le ciel, toujours à se repentir, à s'écraser, à subir... Au diable la tristesse, la désespérance, la soumission ! L'Homme veut toujours construire, repartir après des malheurs ou des ennuis graves de santé, ressusciter plusieurs fois au cours de sa vie, plutôt qu'attendre la seule résurrection promise dans l'éternité, dans la nuit de la vie. L'espérance est ici bas, tous les jours, et n'enfermons pas les gens dans la repentance éternelle, la soumission aux faits quotidiens, à la tristesse ambiante pour des problèmes de crise ....                                                                   
                                                               Un fidèle de la cathédrale exaspéré

(reçu le 13/10/2008)                                                                                               JCL


Monsieur le Président des Amis de la cathédrale
Je voulais simplement vous dire que : "la critique est facile, l'art est difficile." Les gens s'en remettront , il y a vraiment des choses plus graves, et en plus il faisait beau.... bon courage. Salutations.


(
reçu le 14/10/2008)                                                                                                                  F.C.


Réponse du Directeur de la maison Contact :
J'entends votre sentiment et je suis très sincèrement navré que ce spectacle vous ait déplu et qu'il ait autant divisé le public. Notre métier consiste à diffuser du son, de la lumière et des images, soyez assuré que je ne cherche nullement à me décharger de quelque responsabilité que ce soit, mais nous n'avons pas forcément à peser sur les contenus des spectacles que nous diffusons. Dans le cas présent, nous avons participé à la création lumière suivant les directives du créateur artistique. Effectivement, d'autres choix d'accompagnement de ce texte auraient pu être envisagés, peut-être aurions-nous dû ôter notre casquette de techniciens et essayer de peser sur les choix de l'auteur ... L'association organisatrice avait suivi l'évolution du projet artistique et n'avait pas non plus émis de réserves sur les quelques extraits qui lui avaient été soumis par l'auteur.

En même temps, une des règles dans notre métier est de respecter et de ne pas juger les contenus que nous avons à diffuser. Ce même jour, à un autre endroit, nous faisions le son et la lumière d'un concert accueillant des jeunes chanteurs de la Star' Ac, au grand dam cette fois de l'élite culturelle de la ville en question.
Quoiqu'il en soit, comme vous le dites très justement, nous n'allons pas nous enfermer dans "une repentance éternelle" mais plutôt essayer d'en tirer des leçons pour l'avenir. Je vous remercie pour ce cri du cœur, nous avons plutôt l'habitude de recevoir des messages de félicitations et nous en avons aussi reçu pour cette même soirée, mais les critiques positives comme la vôtre ne peuvent que nous aider à avancer.
Avec mes meilleures salutations.

( reçu le 17/10/2008)                                                            Philippe LEGEARD Directeur, Gérant


Un "flop" que ce son et lumière! Un rendez-vous convivial et festif raté. Certes!
Mais avant de tourner la page, c'est peut-être l'occasion à saisir pour murmurer :
quelle est la Lumière que j'attends? Rendez-vous chez Jean au chapitre 8,12*.


( reçu le 18/10/2008)                                                                                                                  E.V.

*Jn 8,12 : Jésus leur parla, disant: "Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie."(NDLR)


Des femmes prêtres ! (journal paroissial de janvier 2007)
  Il paraît que certaines personnes croient que seuls les prêtres peuvent conduire, ou diriger la prière des chrétiens à l'église. Pourtant, déjà depuis longtemps, des célébrations sont animées par des chrétiens dans les églises, par exemple, l'après-midi de la Toussaint, pendant les mois de mai et octobre, lors de réunions des communautés locales...
Des catéchistes le font aussi régulièrement depuis des dizaines d'années.
Le dimanche 10 décembre 2006 dernier, Gilbert, Roger, Jacqueline, Pascal, Marie-Françoise, Agnès et Nadine ont reçu la mission officielle de conduire la prière des chrétiens lors des inhumations. Ce n'est pas nouveau puisque ces personnes opèrent, si j'ose dire, depuis des années à Coutances, mais aussi ârce que cela se fait un peu partout.
La mission qui leur est confiée n'est pas définitive. Elle est donnée pour trois ans... renouvelable après évaluation avec le prêtre chargé de la paroisse.
Mais sont-elles prêtres pour quelques années? Non, pas du tout, ce sont des "Ofticiants laics" C'est ainsi qu'on les appelle. Il n'en reste pas moins vrai que leur mission est tout à fait officielle... et sérieuse.
Ce qui surprend les personnes peu habituées aux églises, c'est d'abord qu'il y ait des femmes. Mais vous savez les femmes ont depuis bien longtemps une place importante dans l'Eglise ; qui s'en plaindra à l'heure où les politiques veulent une parité dans les assemblées, les conseils... et même dans la course à l'Elysée! Il y a belle lurette que la parité et même au-delà est un fait dans l'Eglise. Il a même des femmes qui travaillent au Vatican ... et pas pour faire le ménage ou la cuisine comme ou voudrait parfois le croire. Elles sont des postes-clés !
Ce qui surprend aussi c'est que ces personnes n'ont pas d'aube. Mais elles portent un signe de leur mission: le Pectoral: signe que leur mission vient de l'évêque du diocèse.
Ce qui surprend encore c'est qu'il s'agit d'une inhumation... alors qu'on était habitué jusqu'alors à ce que toutes les inhumations soient présidées par un prêtre. Ils sont moins nombreux. Ils ne peuvent tout assumer. C'est vrai, mais c'est vrai aussi que les laïcs formés pour cela sont prêts à prendre des responsabilités dans l'Eglise. Et c'est vrai aussi qu'ils le font souvent avec beaucoup de qualité. Rassurez-vous, ils ne se sont pas proposés. Ils ont été appelés... invités à se former pour discerner s'ils sont d'accord et capables d'assumer une telle responsabilité. C'est toujours ainsi dans l'Eglise. Et pour ce qui concerne les officiants laïcs des funérailles, ils ont suivi plusieurs années de formation et sur Coutances, ils exercent déjà leur fonction depuis plusieurs années.
De plus, ils sont invités à travailler régulièrement en équipe pour vérifier leur pratique et pour ne pas se sentir seuls. Il y a une équipe importante de personnes en lien avec les familles en deuil, une équipe qui ne demande qu'à grandir en nombre pour répondre avec plus de disponibilité encore à ceux qui souffrent de la perte d'un être cher.
Le rôle d'un officiant laïc est de "présider", de "conduire", de "diriger" la célébration, la prière des chrétiens à l'occasion d'une célébration d'inhumation.
Nous savons que cette nouvelle façon de faire peut poser question... pendant quelques semaines, comme a posé question autrefois la mise en place des catéchistes laïcs, à la place des curés et des religieuses. Aujourd'hui personne ne trouve plus rien à redire !
Mais, il ne s'agit pas de célébration au rabais... C'est la même célébration, à la différence près que les laïcs ne célèbrent pas l'eucharistie... Mais depuis longtemps, il y a peu de familles habituées à participer aux eucharisties du dimanche et donc plus de célébration de l'eucharistie lors de l'inhumation. Ce n'est pas une question d'être connu ou non du curé, c'est une question de vérité, d'honnêteté vis-à-vis du défunt et de sa famille...
D'ailleurs un homme jeune encore qui a perdu son épouse brutalement le premier dimanche de l'avent, a remercié l'équipe de préparation de l'inhumation. Malgré sa souffrance énorme, il a été surpris de l'accueil et de l'attention qui était portée à lui-même et à chacun des membres de sa famille.
Les officiants laïcs de Coutances d'ailleurs reçoivent souvent, après l'inhumation qu'ils ont "dirigée", des remerciements, envoyés par les familles concernées et qui ont fortement apprécié la qualité de la célébration.
Alors les femmes prêtres... Ce n'est pas encore pour aujourd'hui, cela viendra sûrement en son temps !
Mais des hommes et des femmes qui s'engagent dans l'Eglise, il y en a de plus en plus, signe évident de vitalité ! Que soient remerciés toutes celles et ceux qui participent à leur manière, avec leurs qualités et leurs dons, à la vie de l'Eglise aujourd'hui. S'il y a des tâches bien en vue, il en est d'autres très obscures mais qui sont aussi importantes.
                                                                                                             Louis Huet


- L’intervention de M-A et Y LISY sur la déclaration de la COMECE concernant le référendum a suscité la réaction suivante* : (20 mai 2005)
Pour ma part je n’ai pas perçu dans le texte de la COMECE qui figurait dans la FD du 3 avril une « volonté délibérée d'orienter le vote des fidèles vers le oui ». J’y ai vu plutôt une invitation faite à chacun de peser l’enjeu du référendum sur l’Europe et de se déterminer en conséquence. Les évêques de la COMECE sont fidèles à leur mission de pasteurs en cherchant à apporter aux chrétiens un point de vue éclairé – mais non contraignant - sur un texte complexe qu’ils ont été à même de soigneusement étudier. Si l’on se reporte à l’ensemble de leur déclaration, on constate qu‘ils admettent volontiers que le traité n’est pas parfait : comme Jean-Paul II et Monseigneur Ricard (au nom des évêques de France), ils ont déploré l’absence des références chrétiennes dans le préambule et restent plus que réservés sur l’entrée de la Turquie dans l’U.E) ; cependant ils reconnaissent que les droits fondamentaux y sont pris en compte et qu’à ce titre un chrétien peut y souscrire. J’ai vu dans leur déclaration une lumière précieuse qui invite chacun à se déterminer en conscience.
G. Delaby

* le texte incriminé a paru dans ces pages du 3 au 18 mai 2005, avant la campagne électorale officielle.


- Réaction d'un jeune internaute nouveau coutançais : (septembre 2004)
Votre site est agréable, car il contient toutes les informations importantes, et je le trouve très complet bravo à vous.

- Réaction d'une internaute sur "le dimanche des familles" :(5 octobre 2003)
"Bravo pour les photos ! Qui ose dire qu'il pleut toujours dans ce coin de Normandie ? La chapelle Saint-Gerbold rénovée, se détachant sur le bleu du ciel, prouve bien le contraire ! Et à ses pieds, ces familles semblent la rejoindre par-dessus les siècles et illustrer joliment le thème de la journée : "La famille :des racines pour la vie"...
Un regret : ne pas pouvoir profiter des explications données sur cette Chapelle ... Ne pourraient-elles figurer quelque part, par exemple, sur la page qui présente les églises de la paroisse ??"

 

- Réaction d'une jeune internaute : (octobre 2003)
"J'ai regardé le site internet de la paroisse de Coutances. Il est vraiment très beau avec beaucoup d'informations ce qui n'est pas le cas de tous!!!"

Claire

· L'inculture religieuse dans les médias : (septembre 2003)
  "A l'occasion des journées du patrimoine, nous avons eu la désagréable surprise de lire par deux fois dans un hebdomadaire local que le prince consul Le Brun aurait traduit "La Jérusalem des Livrets" alors qu'il s'agit de "La Jérusalem délivrée", écrite au XVIè siècle par l'italien Le Tasse : "une épopée où se mèlent les épisodes héroïques de la première croisade par Godefroi de Bouillon qui aboutit à la conquête de Jérusalem en 1099, et les épisodes romanesques d'amours tragiques comme celui de Tancrède et Clorinde".
   N'est-ce pas là l'une des preuves que nos médias, nos journalistes, malgré leur bonne volonté, manquent cruellement de connaissances culturelles et religieuses ? est-ce l'école, la famille, le catéchisme...qui doivent pallier ce manque ?"

                                                    AJCL                 

· Une réaction d'une internaute sur le site de la paroisse : (début juin 2003)
"Je viens d'aller sur le site de la paroisse que je trouve infiniment mieux qu'au début, vraiment : page d'accueil plus claire (quoique très/trop fournie?), disparition de l'affreux fond avec des étoiles* partout...Et quel (-le) photographe remarquable a la chance de posséder cette paroisse !
L'album photo est impressionnant par la quantité et la diversité des photos. Nous ne sommes pas prêts d'être dessus car je m'aperçois que nous brillons par notre absence à toutes les manifestations, sauf les messes !
Allez, bravo, continuez."

* NDLR : sans doute s'agissait-il alors de ce qui voulait être des flocons de neige cet hiver...une idée à bannir


· A propos du nouveau timbre de la paroisse (mai 2003) :
 

E. Vallée donne franchement son point de vue

"Lisant la dernière page d'Actualités Notre Temps de mars 2003, j'ai apprécié que le nom de la nouvelle paroisse demeure sous le patronage de Notre-Dame.

Mais deux points me posent question: la croix grecque et le chiffre 13. Pourquoi la croix grecque, alors que l'étoile est le plus souvent le signe associé à la Vierge qui fait le lien entre la terre et le ciel?
Au lieu de 13 croix... je proposerai 12 croix ou 12 étoiles... pour quatre raisons :

Une raison attachée au symbolisme du chiffre 12, notamment au symbolisme judéo-chrétien: les douze tribus qui forment le peuple élu en marche, les douze apôtres qui forment la première communauté... chiffre qui est inscrit dans la mémoire collective, même de manière peu consciente, et
qui dépasse même l'héritage chrétien : les 12 mois lunaires.

Une raison liée à la tradition mariale : la médaille miraculeuse porte douze étoiles, la médaille de Coutances en l'honneur du clergé et des enfants de chœur portait 12 étoiles... sans parler des douze étoiles qui couronnent la femme de l'humanité nouvelle, décrite par Jean, ou encore "Marie porte du Ciel".

Une raison théologique: douze, en amande autour de la Vierge, préfigure une communauté réunie, indique la marche imparfaite (car ce n'est pas un cercle) vers l'unité d'une communauté spirituelle, alors que le 13 s'attache à la territorialité, à la géographie des anciennes paroisses. Or le but n'est pas de se tourner vers le passé, mais vers un avenir, une construction d'une communauté... (même si le 13 peut faire plaisir à quelques-uns pendant quelque temps, il sera vite oublié...)

Une quatrième raison plus pragmatique: les deux paroisses de Coutances se sont fondues en une seule, au lendemain de la seconde guerre mondiale, puis il y en eut cinq, et il y en a aujourd'hui treize...
L'évolution est-elle achevée? Demain, plus de paroisses encore? Matériellement, sera-t-il possible d'ajouter encore des croix ? Faudra-t-il refondre encore le sceau? Certes, en cas d'évolution, ceux qui nous suivent adapteront... mais l'histoire de l'Église est une suite, une transmission de mémoire et il est bon de garder des repères et, de mon point de vue, le douze est plus signifiant que le treize.

Certes, il ne s'agit pas là d'une question vitale, mais je trouve bon de vous transmettre mon point de vue."

· point de vue entièrement partagé par une lectrice  :
"Cet article m'a tout à fait satisfaite et je partage pleinement le point de vue de son auteur qui a su le développer d'une manière très claire et argumentée - ce que je n'aurais pas su faire. Mon seul regret est que la réalisation du timbre n'ait pas fait l'objet d'une consultation auprès de davantage de personnes compétentes comme lui."

* NDLR : depuis, ce timbre n'a plus 13 mais 12 étoiles et est très peu utilisé par la paroisse.

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